‹ La physique en actionChapitre 54 sur 93 · CHAPITRE XXXIY · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXIY

vise successivement à Fi mage eh / et à Tastre en s, par le rayon ab parallèle à os; vu l'infinie distance de l'astre, ces deux rayons visuels se confondent.

L'angle mesuré bas' est donc égal à sos' ; or celui-ci, à cause de la symétrie de l'image , est évidemment double de soh^ qui est l'angle de hauteui*; donc, on aura cet angle, en prenant la moitié de l'angle mesuré bas\

451. Les miroirs sont employés dans une foule de cas pour voir les objets qu'il n'est pas commode de regarder directement; ainsi, une personne qui travaille dans une place habituelle d'où Ton ne voit pas l'entrée de la maison , place contre la fenêtre un miroir tourné de telle manière qu'elle y voit, sans se déranger, les gens qui entrent ou qui sortent. En plaçant un petit miroir au bout d'une lorgnette, on atteindra un but semblable, et l'on pourra voir très-bien les objets situés derrière soi. Le polémoscope d'Hévélius n'est pas autre chose au fond. Au sommet d'une poutre Vm, dépassant un peu le rempart R d'une place assiégée, est établi un ^ miroir m, derrière lequel se / I peint en d l'image d'un objet ^ ^ J Jzi î^*^'*^^"'' ^' Cette image se ré- •^■l œ SI" h fléchît à son tour sur le miroir ^ parallèle /^, où l'œil la voit se

Polémot" cope.

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placer en &, un peu plus loin que Fobjet a; celui-ci est donc vu à sa place à très-peu de chose près , et sans danger pour l'observateur.

i!iJSte ^^^* ^ fcf-^sse lunette^ avec laquelle on voit

les objets à travers les corps opaques, peut don- ner lieu à de fort jo-

lis tours. Quatre mi- '>.o; "'\ ' ,B ,"'"^ '^"t ^^ roirs, inclinés à 45**,

reçoivent le rayon qui passe de l'un à l'autre, n " et dont on suit faci-

/ \ lement le chemin sur

la figure. L'observateur verra donc le point O dans sa véritable position , et malgré l'écran formé par le corps opaque P.

453. Une image placée devant un miroir formant objet à son tour, on conçoit qu'en disposant convenablement deux ou plusieurs glaces, on puisse multiplier les images d'une manière symétrique, et donner lieu à de jolis aspects. C'est ce qui a lieu dans le kaléidoscope. Dans un cy- -^ lindre de métal ou de carton sont deux (\/) glaces faisant entre elles un angle aigu, et régnant sur toute la longueur du cylindre. Entre elles se trouvent placés de petits fragments de verroterie, que supporte un verre dépoli et transparent qui forme le fond du cylindre. Celui-ci est noirci à l'intérieur, et se termine en haut par une plaque percée d'un trou auquel on applique l'œil. En tournant le cylindre entre les

Kaléidoscope.

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