‹ La physique en actionChapitre 56 sur 93 · CHAPITRE XXïlV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXïlV

le miroir, dont on ne voit pas les bords, produit Teffet d'un passage qui joindrait les ouvertures opposées, et que le spectateur croit, en effet, à Texistence de ce passage* Les impressions produites sont, dit-on, parfois assez vives.

460< Nous pouvons maintenant, au moyen des principes exposés dans ce chapitre , nous rendre compte de l'ingénieux procédé imaginé par M. Wheatstone, pour mesurer la vitesse de Félec* tricité*

Il se sert d'un appareil qui se compose princir Mesuré paiement d'une lame métallique mince polie sur viteL/de ses deux faces, et mobile au moyen d'un mécanisme quelconque autour d'un axe vertical enclos dans son épaisseur* On peut lui imprimer un mouvement aussi rapide qu'on voudra, et connaître le nombre de tours parcourus dans un temps donné. Supposons cinquante tours par seconde, ce qui n'a rien d'exorbitant. Nous avons dit plus haut que le mouvement d'un miroir déplaçait d'une quantité double le rayon réfléchi. Si donc le miroir fait cinquante tours ou cent demi-tours dans une seconde, l'image d'un point lumineux qui se forme derrière le miroir parcourra dans le même temps cent circonférences entières, ayant

5H "7 pour rayon la distance de l'image,

^^ ou, ce qui revient au même, celle de

^ ^ l'objet au miroir. Soit 4 mètres la

-w-o^ distance; chaque circonférence aura

de longueur a4'^,G« qui seront décrits

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par Timagé en rJr de seconde ; et un arc d'un demi-degré, qui en est la 720* partie , sera parcouru en 7777-77 de seconde.

Supposons que Tirnage lumineuse soit celle d'une étincelle électrique éclatant entre deux boules métalliques situées verticalement l'une audessous de l'autre. Il se produira une image longue comme l'intervalle des deux boules parcouru par l'étincelle ; mais comme l'image se mouvra en largeur pendant que persistera l'impression produite , on devra voir une surface rectangulaire brillante 9 dont la largeur sera d'autant moindre que le parcours de l'éclair durera moins de temps; de sorte que si cette durée était fort courte par rapport à 1/72000 de seconde , la surface brillante approcherait de se confondre avec une ligne droite verticale. D'ailleurs la surface est toujours un peu oblique 9 puisque, pendant la durée du parcours vertical, le miroir se déplaçant, la fin de l'image longitudinale doit se produire plus tard, et par conséquent un peu de côté par rapport au commencement de cette image; en d'autres termes, quand l'image longitudinale finira, le point du miroir où elle a commencé se sera déjà éloigné dans le sens du mouvement; donc entre ces deux positions qu'on sentir» simultanément, puisqu'il s'écoulera entre elles beaucoup moins d'un tiers de seconde, il régnera une ligne nécessairement un peu oblique; le rectangle sei-a donc un vrai parallélogramme. Or on a trouvé qu'en fait cette surface se réduit à une ligne bril-

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lante parfaitement verticale; d'où il résulte que la durée de parcours est incomparablement plus petite que ttt^ts de seconde.

Mais 9 pour avoir quelque chose de plus précis, soient 6 boules métalliques, a^byC, dj e^f^ disposées sur une même verticale; a communique avec la garniture extérieure d'une bouteille de Leyde chargée, y* avec sa surface intérieure; quant aux boules intermédiaires b ei Cy d el e, elles sont réunies a à 2 par des fils de cuivre d'une même longueur de plusieurs centaines de mètres. Quand on réunit les a faces de la bouteille, la décharge s'opère par trois étincelles, et l'on voit sur le miroir trois lignes verticales brillantes. Toutefois, celles qui représentent les étincelles àe a h, b, et de ^ à fy paraissent tout à fait verticales, tandis que celle qui est l'image de l'étincelle de c à ^/ parait légèrement oblique par rapport aux deux autres. Il suit de là que l'étincelle cd a une durée appréciable , et que cette durée correspond au temps que les fluides emploient à parcourir les fils de h 2i e ei àe e ^i dy dont la longueur est connue. Qu'avec un instrument convenable on mesure l'obliquité, ou l'avance de l'extrémité supérieure de l'image sur l'inférieure, et soit cette différence de 2 millimètres; la durée du parcours sera le temps que Tirnage d'un point lumineux dans le miroir met à décrire deux millimètres, longueur qui, d'après nos chiffres, serait la 12,000* partie de la circonférence, et serait parcourue dans , , '^o^ du -^ = ,^,00', 000 d'une seconde. Soit 36o mè-

f94 PHfmOfi m ACnOR.

très la longueur du fil be] il est clair que dans une seconde rëlectricitë parcourrait i ,200,000 fois cette longueur; ce qui donnerait 43a millions de mètres. Wheatstone a trouve 4^ millions, ce qui lui donnait ii5yOoo lieues métriques parcourues dans upe seconde par l'électricité, sur un fil de cuivre de a millimètres de diamètre.

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