DE LA RÉFRACTION
472. Lorsqu'un rayon traverse obliquement phénomènM une substance diaphane, il s'écarte, à son entrée, Éfc»»^'*»*de la roule qu'il suivait jusque-là , et à l'instant où il en ^ort il subit une aulre déviation. Le cas d'une incidence ou d'une émergence perpendiculaire aux surfaces est le seul où la route du rayon ne soit pas changée. Cet écart est ce qui constitue le phénomène de la réfraction. En menant la perpendiculaire au point d'incidence I,les angles a, p, que fait celte perpendiculaire avec le rayon incident et le rayon réfracté, sont dits respectivement angle ^incidence et angle de réfraction. Or, ces deux angles sont liés par celte loi , connue sous le nom de loi de Des^ cartes : que le rapport de leurs sinus est un nombre constant, quel que soit l'angle d'incidence , et pour le passage d'un milieu dans un aulre de natures déterminées. Ainsi, pour le passage de l'air dans le verre, ce rapport est j,o5. D'ailleurs, l'expérience prouve que lorsque le
rayon passe ffurf ttfflîéa moins déwsè dans Un plus dense, il s'approche, en se réfractant, de la perpendiculaire j dans le eas inverse, il s'en éloigne. Ainsi étant donné l'angle d'un rayon iucidenl, et passant de l'air dans le verre, on connaîtra la direclioîi dtt ià^bn réfracté. Soit 5a° lo' l'angle d'incidence a, et p l'angle inconnu de ré-
o ^. sin 62° lo! . tt' • sin 52" 10'
tcaction , on a : — : = i ,55. . . sin p = — -— —
= sin 3o^ 38'. Tel sera l'angle de réfraction.
Si le morceau de verre traversé était à faces parallèles/ le rayon émergent ferait à sa sortie l'ongle 3d° 38', et se réfracterait de manière à faife un angle de 5a° lo' avec là perpendiculaire au point d'émergence. Donc le rayon qui traverse un riiilieu à faces parallèles entre et sort avec deux direct idns aussi parallèles.
I/efTet de la réfraction est, en général, de déplacer les objets y et de les faire voir là où ils ne sont pas. Soit un point a situé sous l'eau^ et un œil au-dessus en o. Parmi les rayons émanés du point à i il s'en trouvera qui , émergeant de l'eaù en /, r, pourront parvenir à la prunelle. Or, si l'on prolonge ces rayons en ligne droite y ils se rencontreront en b; et l'œil sera afliecté par les rayons réfractés qui lui parviennent du poirit «, comme il le serait si les rayons lu) arrivaient en ligne droite du point b; donc^ l'œil sentira en b le poirit a; Celui-ci pa-