CHAPITRE XXXVn
fermée de toutes parts, présentant à la lumière une lentille, derrière laquelle se trouve un miroir incliné à 4^^ ; au-dessus se trouve le tableau, qui consiste en une feuille de papier ou un verre dépoli sur lequel se peignent les objets, de manière à faire face au spectateur. Celui-ci doit s'entourer d'un rideau, pour empêcher la lumière externe de se mêler avçc la lumière beaucoup plus faible des images, La lentille est mobile dans un tuyau ^
pour qu'oq puisse amener son foyer à la distance convenable^ selon la position des objets. Sans le miroir de fond, il se formerait derrière la lentille une image réelle : cette image se forme réellement beaucoup plus petite que les objets, et à peu près à la distancé du foyer de la lentille; mais, avant que les rayons ne s'y rassemblent, ils sont renvoyés par le miroir dans une direction telle que leur intersection se fait sur le tableau.
La chambre noire est fort employée par les dessinateurs de paysages, et elle permet même aux personnes tout à fait étrangères à l'art du dessin de prendre des vues très-exactes. Pour cela, il suffit de tendre sur le verre dépoli, ou de substituer à ce verre une feuille de papier transparente, sur laquelle la scène vient se peindre; un
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crayon OU une plume en suivent ou en anêlenl les contours. Pour les voyageurs amateurs , c'est un meuble d'une certaine importance.
Dans les appareils destinés au dessin, le miroir est extérieur à la boîte; il reçoit les images des objets, et les rabat sur une lentille horizontale qui forme le haut de celte boîte : les rayons qui traversent la lentille vont former leur image sur le fond, qui reçoit le verre dépoli ou le papier. Celle disposition est très-commode. Enfin on remplace souvent le miroir et la lentille tout à la fois par un prisme ménisque y dont l'hypoténuse ab^ produisant la réflexion totale des rayons sd^ i^ joue le rôle de miroir; tandis
que la face antérieure au remplit l'office de lentille. La face ud peut être concave ou plane indifféremment.
Nous parlerons plus loin de la chambre noire
appliquée au dessin photogénique.
Microscope 488. Le microscojje solaire est un instrument
qui donne des images très -amplifiées d'objets
fort petits et souvent même invisibles. Réduit à
son expression la plus simple, c'est une lentille d'un court foyer, /, qui donne une image réelle I, trèsamplifiée d'un petit objet o, placé de l'autre côté, et fort près de la' lentille. L'image est reçue dans une chambre noire s\tv un tableau blanc. L'objet
solaire.
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étant placé au delà du foyer de la petite lentille, donne une image réelle et renversée, qui est d'autant plus grande que l'objet est plus près du foyer; et, en fait, on le place très-près de ce point. Mais plus rimage est grande, plus elle est pâle et fai-^ ble ; ceci est un principe fondamental d'optique, et il est aisé à comprendre ; car la même quantité de lumière s'éparpillant sur une plus grande surface, chaque point de celte surface en reçoit une dose d'autant plus faible. Pour que l'image du microscope solaire soit très-visible, il faut d'abord la recevoir dans une pièce noire; au jour, tout effet disparait. En second lieu, il faut éclairer l'objet très-fortement, pour qu'il puisse dépenser une certaine quantité de lumière, sans rendre l'image trop faible; et, pour cela, on projette sur cet objet la lumière du soleil reçue par un miroir extérieur, et concentrée en masse par deux lentilles sur le très-petit objet placé au foyer, qui devient ainsi le centre d'une irradiation très-intense. L'objet est placé entre deux lames de verre, et ordinairement mouillé de quelque liquide destiné à remédier à l'évaporation considérable que cet objet éprouve.
On peut mesurer le grossissement par les formules algébriques des lentilles (i), et l'on trou-
(1) La formule des lentilles est -^ == 7 + ?> <)ans laquelle / re-
préseute la distance focale, et tf et 6 les distances respectives de Tobjet et
de l'image au centre optique. On en tire h =: j-~> D'ailleurs, nous
avons yo que le grossissement ou le rapport de rimage à l'objet était égal
338 PHTSIQOÊ Bfi ÀGTlON.
verail ainsi que si l'objet est placé au delà du foyer à un 1200^1 par exemple, de la distance focale, l'image sera égale à 1 200 fois l'objet. Mais comme il est impossible de reconnaître d'aussi petites quantités dans les mesures de position , on a recoui*$ à un inoyen expéripiental, qui est d'ailleurs fort simple : il consiste à mettre à la place de l'objet une lame de verre très-finement divisée en parties égales; l'image des divisions se projette sur le tableau, où l'on peut mesurer directement l'intervalle compris entre les ombres que projettent les traits diviseurs. Si cet intervalle est de 48 millimètres, par exemple, les divisions du verre étant des 20^ de millimètre, le microscope grossira comme 4^ fois 20 , ou 960. Cette recherche n'a pas pour but de connaître la grandeur des images pour elles-mêmes, mais de déterminer celle des très-petits objets qui portent ces images: c'est un moyen de mesurer même des petitesses invisibles k l'œil nu.
On se sert de cet instrument pour étudier de petits animaux transparents; on rend visibles les petites anguilles du vinaigre et de la colle, qu'on voit frétiller sous des longueurs de plusieurs centimètres. On suit de l'œil la cristallisation des sels, qui se fait rapidement par suite de l'évaporation abondante de la goutte de dissolution; la circu-
aii rapport âe*la distance de rimage à celle de l'objet, oa —*; d'oh : {;ros*
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