‹ La physique en actionChapitre 66 sur 93 · CHAPITRE XXXfiU ^Sd · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXfiU ^Sd

lalioti du satlg dans les pattes de gt*enouille, et le mouvement des globules du ohara. De minces lames de bois et des feuilles donnent lieu de pFendi-e une notion exacte de la texture v^gëtale.

Toutefois l'usage de cet instrument est limité, à cause du dessèchement rapide des objets qu'on y étudie, par suite de la chaleur à laquelle sont soumis forcément les objets sous les lentilles qui les éclairent. Mais on peut remédier à cet inconvénient en remplaçant la lumière du soleil par une lumière artificielle très-vive qui éclaire puis** samment sans échauffer. Or, telle est celle qu'on obtient en projetant sur la chaux vive un jet provenant de la combustion d'un mélange comprima d'oxygène et d'hydrogène. C'est ce qu'on appelle le microscope à gaz y qu'on peut employei* CD tout temps , et au moyeu duquel on a agrandi le cercle des expériences curieuses et des services réels qu'on devait au microscope solaire.

489. Le mégascope est un instrument analogue Mégiucope. an microscope solaire, mais destiné a donner l'image de grands objets , comme de statuettes ,

par exemple, qui se peignent au fond de la chambre noire , suivant des dimensions amplifiées. Il n'y a pas besoin de dire que les objets doivent être très**vivement éclairés, et que le grossissement ne saurait étt« trèfr-considérable.

490. La lanterne magique^ inventée par ie interne P. Kircher, est un a^>areil dont l'objet et la »°^'q««» constiruction rentrent dans le système du micros-

cope solaire, mais q^uî agrandit beaucoup moins.

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Les objets sont des lames dé \erre sur lesquelles on a peint différents sujets qui rendent le verre opaque là où la surface est peinte. Ces verres sont mobiles transversalement en ah dans l'intérieur

d'une boîte ordinairement de fer-blanc; ils sont fortement éclairés par une lampe /, dont la lumière est répercutée par un miroir concave M, et concentrée par une ou deux lentilles m^ n^ sur le verre peint ab. Au bout d'un tuyau mobile est une lentille L, à court foyer; l'objet ah est placé un peu au delà de ce foyer, de sorte qu'il donne une image réelle et assez agrandie de l'autre côté de la lentille, en qcz.

On reçoit la lumière émanée de la lentille L sur un mur ou un drap blanc, où se peignent un cercle lumineux déterminé par l'étendue de la lentille L , et les images des figures opaques tranchant sur ce fond. Le grossissement dépend de la distance de l'objet à la lentille ; distance qu'on règle par le mouvement de cette lentille, pour amener une image nette sur le fond. Au lieu d'être vue par réflexion , l'image peut être vue par transparence; ainsi l'on divise une pièce par un rideau clair, d'un côté duquel se trouvent les spectateurs, tandis que l'appareil et l'artiste fonctionnent de

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Tautre côté. Pour avoir des images droites j on renverse les verres et les sujets peints , et on leur donne des mouvements de progression ou de recul qui produisent des scènes animées. Il est inutile de dire que la représentation doit avoir lieu dans une chambre sans lumières.

491. La fantasmagorie est une très -curieuse tm^mimapplication de la lanterne magique. C'est une lanterne dont la lentille et le tableau sont mobiles.

Nous jugeons qu'une personne s'approche ou s'éloigne de nous par les modifications qu'éprouvent sa taille et le degré de netteté de la vision. Lorsqu'elle s'approche , son image grandit dans notre œil , comme on le reconnaît dans la chambre noire, qui est une véritable copie de cet organe ; et on la voit de plus en plus distinctement, parce que la lumière qui nous la rend visible augmente comme le carré de la distance diminue. A ces deux effels physiques, il faut joindre le jugement que nous formons, en envisageant la série des objets interposés entre notre œil et le corps en mouvement. Si ce dernier élément nous fait défaut^ comme cela a lieu en pleine mer, nous nous restreignons aux deux autres.

Dans la fantasmagorie, les objets, tels que des spectres j paraissent tantôt s'avancer en courant vers le spectateur, tantôt fuir, et pratiquer toutes sortes d'évolutions. Cette apparence de mouvement résulte de ce que les images produites sur le tableau changent continuellement de grandeur et d'éclat ,

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c« qu'on réalise eu faÎDânt yarier la diatatice du tableau à ia lanterne uiagii^ue; mais aussi fait-on mouvoir la lentille objective au moyen d'une crémaillère f de telle sorte que Vimage se fait toujours sur le tableau. Ces deiix mouvements doivent se combiner avec précision ; letableau ^ qui est une toile goiiimée séparant le spectateur d'avec la portioti de la chambfe obscure où l'on exécute les manœuvres, est placé sut* des roulettes garnies de drap y pour absorber le bruit. Un squelette est-il peint assez nettement, mais en petites proportions, sur la toile ; on reculera oe tableau, mais en même temps on rapprochera la lentille de l'objet peint; l'image grandira rapidement en conservant sa netteté; elledinfiinuera par une manœuvre contraire, et le mouvement de la lentille modifiera lui-même la lumière des images dans le sens voulu pour l'accord de la distance avec la clarté de la vision. Si l'agrandissement est considérable, le spectateur sera affecté comme par un mouvement de progression rapide; par la manœuvre inverse, il croira voir l'objet reculer. Si l'on veut représen*ter des scènes, il faudra projeter sur le tableau, au moyen d'une seconde lanterne magique» la figuit) du champ, de la montagne, de la forêt, de la caverne où la scène est censée se passer; et on donnera aux figures le mouvement apparent vers ces fonds, par le moyen ci-dessus« Les diverses scènes qu on peut ainsi représenter sont faciles à compi*endre; mais, pour leur parfaite exécution, il

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faut beaucoup d'habileté de la part de celui qui produit le mouvement combiné du tableau et de la lentille.

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