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Les ombres chinoises sont des figures de lombres

, , , , *^ chinoises,

carton découpe, qui, interposées entre une lumière et un écran translucide, y projettent des ombres qu'on combine d'une certaine façon avec des dessins de paysage ou d'architecture qui se trouvent sur le fond de l'écran. Celui-ci est une gaze gommée, sur laquelle on a dessiné au trait le paysage; puis on y a collé des feuilles de papier mince, découpé suivant les convenances du des* sin, mais en superposant les feuilles en nombre variable, pour produire des ombres, des demiteintes, ou des clairs. Les petites figures sont visibles quand elles se placent devant les clairs, qui sont composés de deux feuilles; elles cessent de l'être quand elles passent derrière les fortes ombres qui sont produites par six feuilles; et alors elles sont censées entrer dans le bâtiment ou dans la foret, que ces ombres représentent. On fait mouvoir l'ensemble et les parties de ces petites figures au moyen de fils de fer, et l'on conçoit qu'on puisse leur faire exécuter de petites représentations dramatiques.

493. Le microscope composé est un appareil des Microscope. plus précieux, qui rend tous les jours des services immenses à l'étude de la nature et aux arts.

C'est un organe au moyen duquel nous sondons les profondeurs de la nature, dans la région des infiniment petits.

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Réduit à son exprèssion la plus simple , le microscope se compose de deux lentilles, aa^ AA:

la première, qui est petite et d'un foyer trèscourt, est dite Vobjectif; on place au-dessous d'elle, mais très-près et en deçà de son foyer, l'objet qui est posé sur une lame de verre m , et qui doit donner au-dessus d'elle une image retournée et amplifiée. Celle-ci est saisie par [la seconde lentille, ÀÀ, dite oculaire y qui fait ici fonction de. loupe y'^et donne une image virtuelle beaucoup J plus grande que la première. Par le concours de^ces deux effets, on pourra avoir une image virtuelle qui sera plusieurs centaines et même plusieurs milliers de fois plus grande que l'objet.

Les deux lentilles sont renfermées dans un tube noirci, dont elles occupent les deux bouts; et l'image réelle formée par l'objectif ne saurait être visible à l'oculaire si elle n'était renfermée dans une chambre noire, écartant toute lumière étrangère à celle qui a pénétré par l'objectif. Ce tuyau est composé lui-même de plusieurs tuyaux qui s'emboîtent, et qu'on peut faire^mouvoir de ma-

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iiièi'e à amener le foyer de Foculaire un peu audessous de rimage réelle, à la hauteur de laquelle est situé un diaphragoie DD. Comme l'image est beaucoup plus grande que l'objet, elle est d'autant plus pâle, et telle est la principale cause qui restreint la puissance des microscopes : toutefois on y remédie partiellement au moyen d'un miroir concave M exposé au grand jour, et concentrant beaucoup de lumière sur l'objet transparent qui se trouve à son foyer; les objets opaques sont éclairés en dessus par une lentille. On gradue d'ailleurs la lumière au moyen de la plaque mobile F G, percée de trous de difTérents diamètres; on place l'un et l'autre sous l'objet, selon le besoin. On peut observer au clair de la lampe que le miroir M renvoie sur l'objet, ce qui suffît dans beaucoup de cas. Quelquefois on veut et l'on peut observer par lumière directe; alors on ùài basculer l'appareil autour d'une charnière B, et l'on rend l'axe du tube horizontal, ou dirigé vers le ciel comme une lunette.

Tel qu'il est représenté dans notre figure, le microscope exige que l'observateur regarde de haut en bas, ce qui, à la longue, devient fatigant, et même insupportable. Ce système a reçu de M. Amici une modification avantageuse, qui fait regarder l'observateur dans une position horizontale et commode. Le tube est coud4 à angle droit; le porte-objet et la lentille objective restent dans la partie verticale, ce qui est à peu près indispensable pour les petits objets, que le plus

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souvent on tient dans une goutte de liquide. Puis le tube se i*ecourbe horizontalement; mais au coude est disposé un miroir incliné à 4^^ qui renvoie horizontalement les rayons verticaux. Un miroir ordinaire donnerait une perte de lumière fâcheuse; mais ici la perte est presque nulle, attendu que le miroir est un prisme rectangle isos* cèle, sur l'hypoténuse duquel se fait la réflexion totale de la lumière qui y pénètre.

Un microscope est ordinairement accompagné de beaucoup de pièces accessoires qui en étendent l'emploi et le rendent plus commode. Les principales sont: des lentilles de rechange, qu'on peut combiner ensemble de diverses manières pour varier le grossissement; un micromètre, ou lame de verre portant de très-petites divisions

pour mesurer le grossissement ; un porteobjet mobile qui per^ met de déplacer l'objet dans tous les sens; une chambre claire susceptible d'être adaptée au microscope, pour q dessiner l'image qu'on voit dans l'instrument.

494. La marche de la lumière et la formation de l'image sont faciles à saisir d'après la figure ci-contre.

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L'objet a 6^ place un peu eu deçà de Tobjectif dgy forme derrière ce dernier une image réelle fch^ qui se trouve toujours comprise dans le diaphragme de l'instrument. Le faisceau convergent en A, continuant sa route , va rencontrer sur les bords l'oculaire convergent, et devient le faisceau ojyruy dont les rayons ne se coupent pas, attendu que l'image kh est en deçà du foyer de l'oculaire; mais ces rayons sont rapprochés du parallélisme, de sorte qu'un œil qui recevrait le fiiisceau en u rapporterait le point h beaucoup plus loin en P; ce point serait donc l'image virtuelle de b. On trouve de la même manière le point Q pour l'image de k ou de a; et finalement PQ représente l'image totale du petit objet nù.

495. Il s'agit maintenant de mesurer le grossis*- Mesure Bernent. Théoriquement, rien n'est plus facile, d'après ce qui précède. Si l'objet est à u millimètres de la lentille objective, et l'image à 1 54 millimètres, le premier grossissement par l'image réelle Ah sera-^î =: i4 fois. Si maintenant le foyer de l'oculaire est 'ij millimètres, la distance de la vue nette étant aao, l'oculaire grossira comme -4-7 = 6 fois. On aura donc 6 fois i4 ou 84 pour la mesure du grossissement en diamètre. U est facile de généraliser ce calcul.

Toutefois ce moyen serait mauvais dans la pratique, pai-ce que la distance de l'objet à l'oculaire ne saurait être mesurée ni même définie avec précision. Une méthode plus sûre consiste à regarder au microscope le micromètre divisé, et à compa*»

du grossissement.

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rer ses divisions apparentes dans rinstriiment avec celles d'une règle placée au dehors, et qu'on peut voir en même temps. Si^ par exemple, le micromètre étant divisé en dixièmes de millimètre, 25 divisions de l'image correspondent à i6o millimètres sur la règle divisée, il s'en suivra que a5 dixièmes ou a millimètres et demi de l'objet deviennent 160 dans le microscope, ce qui fait un grossissement de '■;^= 60 fois. D'ailleurs, par le grossissement connu, et la grandeur absolue de l'image comparée à la règle divisée, on peut déterminer la grandeur de l'objet.

Voculaire de Campaniesï une addition utile au système précédent. C'est une lentille très-lai^e qui se place entre l'objectif et l'image réelle; elle a pour effet de ramener dans le cercle du diaphragme un certain nombre de rayons qui eussent été perdus pour l'image. L'effet en est de rendre cette image plus petite, mais aussi plus vive et plus nette, ce qui permet de lui appliquer un oculaire d'un grossissement plus fort.

Le champ du microscope, ou l'étendue qu'il embrasse, a pour mesure le nombre des divisions du micromètre qu'on aperçoit dans le diaphragme; il est évidemment en raison directe de son diamètre, et en raison inverse du grossissement par l'objectif. Il est indépendant du grossissement par l'oculaire. Le changement de cette leptille ne modifie donc pas le champ.

496. Les usages du microscope sont infiniment nombreux. On s'en sert pour toutes sortes de re-

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