CHAPITRE XXXm
il en régulte à peu près le rapport des distances focales .
Ces lunettes ont peu de champ , parce que, les rayons divergeant au sortir de l'oculaire , l'œil nef peut recevoir que ceux qui ont peu d*ëcartement par rapport à l'axe ; et l'on concevra aisément, par un coup d'œil sur la figure, que ceux-là ne peuvent venir que des parties de l'objet peu éloignées de l'axe. Si on allongeait la lunette en reculant l'oculaire, on rapprocherait forcément de l'axe les faisceaux qui donnent l'image, et, ce qui revient au même, les points S, A, de Fobjet qui les envoie: on restreindrait donc encore le champ. Donc on ne peut pas donner, sans tomber dans ce grave inconvénient, une longueur considérable à la lunette, longueur qui serait elle-même un inconvénient non moins grave pour l'usage qu'on fait des lorgnettes. Mais ceci interdit l'emploi d'un grossissement considérable, qui d'ailleurs affaiblirait trop la lumière des objets auxquels on applique ce genre de lunettes ; aussi ne grossit-on le plus souvent que comme ^ ou 3. Jamais le grossissement ne dépasse lo. On reconnaît aisément que le champ et le grossissement sont indépendants de la largeur des verres; la grandeur de l'objectif a pour but de rassembler beaucoup de llimière sur l'image; mais il y a entre cet effet et le grossissement une liaison qui limite la grandeur utile des objectifs. D'ailleurs on augmente considérablement la clarté en faisant arriver Une image dans chaque œil , comme cela a lieu avec le sys*
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lèrae des lorgnettes accouplées, dites /tuneUes. Ce genre de lunettes est le premier qui ait été mis en usage ; il a été employé par Galilée , sous des dimensions et avec un grossissement considérables ; car si on l'applique aux astres, la longueur de rinstrumenty et FaHâiblissement de la lumière par la difTusion de l'image, n'ont plus les inconvénients qu'on leur trouverait dans les lorgnettes de spectacle. Toutefois les lunettes astronomiques proprement dites sont préférables, comme ayant beaucoup plus de champ, et le renversement des images étant chose indifférente.
507. Nous dirons ici quelques mots sur *Ies divers genres de représentations connues sous les noms d'optique, cosmorama , panorama , diorama. Tabieaox I^s cfTets produits par ces peintures ne sont pas du ressort de la physique proprement dite, en ce sens qu'il n'y a pas là des appareils de physique. Car, pour ceux même qui , comme les cosmoramas et les optiques ordinaires, présentent une grosse lentille et des miroirs, ce n'est pas là ce qui peut faire sentir sous leur grandeur naturelle les objets peints sur de petites feuilles de papier; la lentille grossissant comme une simple loupe, et les miroirs plans n'agrandissant pas les images. Aussi , que sur la gouache placée sous le miroir d'une optique on pose un objet commun de petite taille , un crayon , par exemple , auprès d'une tour peinte, de même longueur à peu près, on verra à la fois et une tour de 5o mètres, et un gi*os cray(M} qui ^ bien que ^'appliquant à la tour
optiques.