‹ La physique en actionChapitre 72 sur 93 · CHAPITRE XXXvn · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXvn

rétrécissement , qu'elle sait ne pas exister. C'est par une cause semblable que les longs plafonds paraissent se rapprocher des planchers , et qu'une longue route horizontale parait aller en montant; dans ce dernier cas, nous la comparons à un plan parallèle et horizontal mené par l'œil, et dont elle doit paraître se rapprocher. Enfin, l'on sait que les accidents de terrain sur les longues routes sont mal jugés à distance : si Ton doit descendre une pente qui remonte de l'autre côté, la pente et la contre-pente paraissent d'une rapidité extrême, tandis qu'on reconnaît ensuite qu'elles s'ont assez douces. Cela vient de ce que la pente opposée est vue en raccourci, et que, projetée mentahement sur un tableau vertical passant par son pied , elle donne une ligne verticale beaucoup plus haute que ne ferait même un très-long plan horizontal; d'où résulte l'idée d'une grande rapidité.

509. Nous parlons des images formées au fond images de l'œil sur la rétine, et des modifications que lui u r'^ne. impriment les distances sous le double rapport de la grandeur et de l'éclat. Les variations des images dans la chambre noire, selon la position et le mouvement des objets, donnent une idée exacte de ce qui se passe dans l'œil. Mais si Ton veut voir directement ces images, il faut préparer un œil de veau, en amincissant les cartilages du fond, et placer en avant, dans un lieu obscur, une petite bougie allumée. L'image de cette bougie se peint sur le fond comme sur un écran transpa*-

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renty et on observe que ses dioiensioDS varient avec le mouvement de la bougie. Cette image est renversée; si ou voit les objets dan^ leur position naturelle, cela vient de ce que l'image de chaque point, et par suite la sensation^ est rap* portée dans la direction de Taxe du cône lumineux qui envoie cette image, et doit être vue à son sommet, c'est-à-dire, au vrai lieu dont les rayons émanent.

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