Principes, IV
Le moayement est le troisième principe d'explication; mais l'idée da mouvement se précise, comme se sont précisées les idées de la matière et de la forme. Le mouvement est c le c transport d'une partie de la matière ou d'un corps du voic sinage de ceux qui le touchent immédiatement, et que nous c considérons comme en repos, dans le voisinage de quel- < ques autres. » (1) On a ici la définition du mouvement, et la mention de son caractère relatif. Nous ne pouvons conce* voir le mouvement d'un corps que dans sa relation avec un autre que nous considérons comme immobile à son éjgard, bienqu'il puisse se mouvoir lui-même à l'égard d'autres corps. Quand un corps se meut, « il passe d'un lieu en un autre, « et occupe successivement tous les espaces qui sont entre c deux. > Celte conception est tellement élémentaire et primitive que les géomètres expliquent c la ligne par le mouc vementd'unpoiDtet là superficie par celui d'une ligne i (2). Ce mouvement local est la véritable origine de tous les autres mouvements admis par l'école ; tout phénomène d'accroissement, de dissolution ou de transformation ne peut avoir lieu que par un mouvement de parties corporelles.
Descartesnie la diversité primitivedes mouvements, comme il a nié la diversité primitive des propriétés de la matière. Il existe un seul mouvement primitif qui tend toujours à s'accomplir en ligne droite; de ce mouvement primitivement et naturellement droit résultent effectivement des mouvements en lignes courbes, en raison de la résistance des corps et de leurs formes diverses (3). La variété des mouvements résulte ainsi de la diversité des corps, et, d'autre part, tout changement dans la forme des corps a le mouvement pour origine et pour cause.
Les phénomènes physiques, envisagés d'une manière ob-
i. Principes, U, S5.