‹ La physique moderne: études historiques et philosophiquesChapitre 30 sur 108 · Principes, TV · texte numérisé non relu

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Nayillb. — Physique modbrnb. 6

< ment seul qui, selon les différents effets qu'il produit, s'apa pelle tantôt chaleur et tantôt lumière. > Voici comment il le prouve pour la chaleur : « En se frottant seulement les mains

< on les échauffe, et tout autre corps peut aussi être échauffé c sans être mis près du feu, pourvu seulement qu'il soit agité « et ébranlé en telle sorte que plusieurs de ses petites parties

< se remuent et puissent remuer avec soi celles de nos « mains (1) ». Les physiciens modernes qui ont établi le rapport exact de la chaleur et du mouvem/ent mécanique ne disent rien de plus précis sur la nature même de la chalenn La théorie que Descartes donne de la lumière, sans être conforme de tous points à la théorie actuelle des ondulations, en est, uon-seulement l'antécédent, mais le germe parfaitement caractérisé. Il insiste souvent sur la pensée que la lumière n'est ni un corps, ni une qualité d'un certain corps mais c une action (2) jf . Il considère cette action, dont la sensation de la lumière est le résultat, comme « une force tremblante « qui se redouble et se relâche à diverses petites secousses (3) • . Faisant appel à l'expérience, il montre que le mouvement seul suffit pour exciter en nous la sensation de la lumière : c Si « nous recevons en l'œil quelque coup assez fort, en sorte « que le nerf optique en soit ébranlé, cela nous fait voir mille « étincelles^de feu, qui ne sont point toutefois hors de notre

< œil, 9 d'où il conclut à l'inutilité « des qualités réelles et des a formes substantielles que la plupart des philosophes ont « supposées être dans le corps (4) » . De cet ensemble déconsidérations il conclut enfin, d'une manière générale, que « toutes les variétés qui sont en la matière dépendent du mouvement de ses parties. » C'est le titre de l'article 23 de la seconde partie des Principes de la philosophie. Il développe sa

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