‹ La physique moderne: études historiques et philosophiquesChapitre 34 sur 108 · Lettre à M*** Edition Cousin, tome X page · texte numérisé non relu

Lettre à M*** Edition Cousin, tome X page

< jailliraient tous deux également et retourneraient chacun c vers le côté d'où il serait venu, sans perdre rien de leur « vitesse (1). »

Descartes le premier s'est posé le problème des lois de la communication du mouvement dans toute sa généralité. De la considération de ces lois universelles appliquées à la uiatière, une dans ses propriétés fondamentales» il s'élève à la la pensée du rapport de toutes choses entre elles qui fait l'unité et Tharmonie du monde. A l'occasion des «erreurs des planètes » qui s'écartent toujours plus ou moins de leur mouvement normal il observe que « le mouvement particu- « lier de chaque corps peut être continuellement détourné « tant soit peu en autant de diverses façons qu'il y a d'autres « divers corps qui se meuvent en l'univers (2). » On ne saurait méconnaître ici la base théorique des recherches qui, éclairées par la connaissance de la loi de Newton» ont amené la découverte de la planète Neptune par Le Verrier. D'Alembert, en accordant à Descartes la gloire d'avoir pensé le premier qu'il y a des lois suivant lesquelles les corps se communiquent le mouvement, ajoute : « Ce grand homme n'a « pas tiré d'une idée si belle et si féconde, tout le parti qu'il « aurait pu. Il se trompa sur la plupart de ces lois (3). » Ses erreurs sous ce rapport ont été souvent signalées ; il n'en reste pas moins établi que la conception générale de la science telle qu'il l'a formulée est la conception vraie, et que toutes les recherches subséquentes ont eu lieu dans la direction qu'il avait indiquée. C'est là le caractère de l'œuvre d'uD fondateur.

Après avoir établi les lois du mouvement, Descartes s'élève à la conception d'un état primitif de la matière dont l'organisation actuelle de l'univers serait la conséquence. Ce point

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