‹ La physique moderne: études historiques et philosophiquesChapitre 80 sur 108 · Journal dei DébaU du 6 février · texte numérisé non relu

Journal dei DébaU du 6 février

CONSÉQUENCES DE l' ATHÉISME. 199

se passer des causes dans rexplieation des phénomènes, s'il reste fidèle à sa pensée, ne fera certainement aucune découverte.

Négation de rinerUe de la matière.

Après la négation des principes directeurs de la science, nous rencontrons la négation de Tinertie de la matière. C'est un spectacle curieux que celui qu'offrent des écrivains qui, à une époque où le caractère mécanique des phénomènes physiques est la thèse fondamentale de la science, nient la loi d'inertie qui est l'une des bases essentielles de la mécanique. Ainsi que l'a remarqué M. Renouvier (1), la physique moderne, née du mouvement dont Descartes est le principal auteur, offre deux caractères principaux : la fixation de l'objet de la science dans la mécanique, et la séparation précise du domaine de la physique de celui de la psychologie. La seconde de ces affirmations était la condition de la première : pour réduire les phénomènes matériels au mécanisme d'une matière inerte, il fallait en enlever toute idée de propriétés actives, d'attributs psychiques d'une nature quelconque. Le principe de Tinertie de la matière ne manqua pas de contradicteurs ; mais, ainsi que le remarque Euler, il a été justifié par ses conséquences, puisqu'on le trouve à la base de toutes les découvertes modernes. Il se produit toutefois, de nos jours, une réaction prononcée contre cette doctrine.

Cette réaction a des sources secondaires, et en particulier les deux que je vais indiquer. Les progrès de la physiologie ont été une des occasions de l'erreur. Le recours à la force yitale, employée d'une manière indéterminée et vague pour l'explication des phénomènes, a nui longtemps aux progrès de Pétude des corps organisés. La science, en avançant, a

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