‹ La physique moderne: études historiques et philosophiquesChapitre 98 sur 108 · LA MÉTHODE SCIENTIFIQUE · texte numérisé non relu

LA MÉTHODE SCIENTIFIQUE

A l'époque on furent posés .les fondements de la physique moderne, Galilée indiqua et pratiqua la vraie méthode scientifique. Il observa; il fit des hypothèses, et il n'admit ses hypothèses pour valables que dans la mesure où leurs conséquences se trouvaient conformes aux faits. Mais, malgré l'exemple de ce sage esprit, et malgré les revendications éloquentes de Bacon, lesdroits de l'expérience furent méconnus et la méthode a priori altéra l'oeuvre de Descartes et de ses successeurs. Cette prévalence du rationaliste provint, en partie, du fait que les deux plus grands maîtres de la science, au dix-septième siècle. Descaries et Leibniz, étaient des génies mathématiques. Ils crurent qu'on pouvait établir la science de la nature par les procédés déductifs qu'ils avaient mis en usage dans la géométrie analytique et le calcul différentiel. Vint la réaction en faveur de l'empirisme qui caractérise le dix-huitième siècle. Le rationalisme s'est relevé ensuite en Allemagne, dans la philosophie delà nature, et il a atteint son apogée dans les travaux de Hegel, qui a voulu construire a priori les lois de la physique et les combinaisons de la chimie, en même temps que l'histoire de l'humanité. La destinée de ces constructions altières a fourni une application du proverbe que l'orgueil marche devant l'écrasement. Une nouvelle réaction s'est produite en faveur de l'empirisme, et a atteint son apogée dans le positivisme qui interdit à la peu-

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