DES DIFFÉRENTES SORTES DE DESCRIPTIONS
Tout dans les plantes est matière à description.
Qu'il s'agisse de formes successives, sujet dont les botanistes se sont toujours occupés (1), de ressemblances ou différences de ces formes, de phénomènes de physiologie, de la distribution géographique, ou encore des emplois médicaux, agricoles, etc., ce sont toujours des faits observés et décrits. Il ne reste en dehors que les déductions générales, philosophiques, dans lesquelles on raisonne sur les faits connus et quelquefois sur des faits probables. L'expression de botanique descriptive, appliquée souvent aux descriptions de groupes naturels pas opposition à celles d'organes, n'est évidemment pas une expression correcte. On ferait bien d'y renoncer.
(1) C*est une chose étrange qu*on ait donné de nos jours la méthode 'd*observer les formes successives pour nouvelle, tandis qu*on avait expliqué depuis longtemps les fruits par les ovaires (Richard, etc.), les graines par les ovules (Malpighi, Grew, R. Brown, Mirbel, etc.), les tiges et les feuilles par les germinations et vernations (Césalpin, Grew, Linné, de Candolle, etc.)." Sans doute on a mieux appliqué la méthode, grâce à de meilleurs microscopes, mais de tout temps on a cherché les évolutions. 11 y a déjà un demi-siècle, avant qu*on eût tiré du grec beaucoup de beaux mots, tels que organogénie, histogénie, etc., Turpin recommandait la méthode qu*il appelait voir venir*