‹ La phytographie; ou, L'art de décrire les végétaux considérés sous différents points de vueChapitre 55 sur 82 · DU TRANSPORT DES FAITS OBSERVÉS 23S · texte numérisé non relu

DU TRANSPORT DES FAITS OBSERVÉS 23S

évidemment nécessaire pour Tétude, mais il faut pouvoir réunir ou transporter les documents à volonté.

C*est à quoi les auteurs ne pensent pas assez dans leurs rédactions. Ils négligent quelquefois les moyens propres à relier les différentes parties de la science et à simplifier les recherches des personnes qui ne cultivent pas la même spécialité qu'eux.

De ces moyens le principal est d'être clair, méthodique et aussi bref que possible. C'est ce qui rend les publications de toute sorte faciles à consulter. Les index ont le même avantage, pourvu qu'ils soient bien faits.

Plus d'uniformité dans les rédactions est aussi une chose désirable. Le procédé linnéen des descriptions do groupes étant le plus parfait, le plus clair, le plus abrégé, c'est aux anatomistes, physiologistes, etc., de Timiter ou du moins de s'en approcher toutes les fois qu'ils le peuvent. A ce point de vue, les botanistes qui ont fait, seulement une fois dans leur vie, un travail de description et de classification, en tirent un grand parti dans les rédactions d'une autre nature. Ils emploient alors les procédés de précision dans les citations et la nomenclature qu'on a perfectionnés dans tout ce qui concerne les groupes. Us sont, parmi les anatomistes et les physiologistes, comme parmi les peintres ceux qui ont appris régulièrement la perspective.

Quelle que soit la nature de la rédaction, elle profitera plus hors de sa spécialité si elle n'est pas chargée de formules, de signes, de mots techniques peu connus, d'abréviations mal faites, etc. Je ne cesserai de le répéter, parce qu'il m'a été difficile de le faire comprendre à des auteurs estimables dont j'ai tenu les manuscrits : Un ouvrage d'histoire naturelle est ordinairement consulté ; par conséquent il faut qu'on puisse

le comprendre à livre ouvert. Cela est vrai surtout pour les descriptions, qu'on est obligé si souvent de parcourir et de comparer d'auteur à auteur.

Enfin, les observations nouvelles sont toujours les plus importantes à signaler, et comme elles doivent souvent passer d'une catégorie d'ouvrages dans une autre, on a bien tort quand on les noie dans des répétitions de faits connus ou dans le verbiage de certaines dissertations. Plus les faits nouveaux sont rares, plus on doit s'efforcer des les montrer au moyen de figures, de titres spéciaux, de résumés ou autrement* Dans les descriptions proprement dites, ils paraissent au premier coup d'oeil, mais il faut avouer que dans les dissertations ou mémoires c'est souvent le contraire, à cause du but particulier des auteurs et de la forme irrégulière de leurs écrits.

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