‹ La Picardie historique et monumentale (volume 2)Chapitre 15 sur 63 · BRIGADIER DES ARMEES DU ROY LIEUTENANT COLONEL DU RÉGIMENT · texte numérisé non relu

BRIGADIER DES ARMEES DU ROY LIEUTENANT COLONEL DU RÉGIMENT

de Bourgogne cavalerie, décédee

LE l°r AVRIL 1753 AGEE DE 28 ANS ET 6 MOIS.

Priez Dieu pour le repos de son ame (i).

La commune de Vismes comprend deux parties : Visme-au-Val, agglomération assez importante, dont les maisons se groupent autour de l’église et sur les bords de la Vimeuse, et Visme-au-Mont qui n’est aujourd’hui qu'un modeste hameaü.

A Visme-au-Mont s’élevait au moyen-âge une forteresse qui fut prise par les Anglais en 1372. L’enceinte entourée de fossés et de levées de terre ne renferme pas moins de cinq à six hectares. Au centre, se dresse la motte neuve, défendue par un fossé de trois mètres de profondeur. Elle mesure vingt-quatre mètres de diamètre. La motte vieille se trouve vers le Nord. Près de cette dernière on remarque une butte de terre. Suivant la légende, c'est là que seraient ensevelis les Picards qui, sous les ordres du sire de Boubers, s’opposèrent à l’armée d’Edouard VII, en marche sur Crécy (2).

Primitivement, la seigneurie de Vismes semble avoir appartenu à une famille qui en porta le nom, mais dont la généalogie est des plus confuses.

Vers le milieu du xive siècle, le domaine du lieu était la propriété d’une branche de la famille de Cayeu.

n La maison de Monchy en hérita pendant le cours du xve siècle, et, à l’époque de la Révolution, les Le Blond du Plouy étaient depuis quelque temps déjà seigneurs de Vismes-au-Val.

Selon M. Darsy, ce village dépendait d’abord, au point de vue religieux, du doyenné d’Oisemont, puis de celui de Mons, supprimé, après avoir duré environ un siècle, lors de la Révolution, et non rétabli depuis (3).

Pendant la période révolutionnaire, la commune de Vismes lit aussi partie du canton éphémère de Saint-Maxent (4).

(1) La cloche porte l’inscription suivante: Itt&T fondue en 1835 j’ai été benie par Mr fulgence deboubert cure desservant de vismes et nommee alophe augustine par Mr alophe ü &5T yvonet vincent marquis dhantecourt et par M' marie josephine augustine de belloy baronne du plouy.

(2) R. de Belleval, les Fiefs et Seigneuries du Ponthieu et du Vnneu. Paris, 1870, in-40, p. 333.

13) Mons-Boubert. — Le doyenné de Mons fut formé en 1693 au moyen d’une partie de celui d’Oisemont. — (V. Darsy. Bénéfices de l’Eglise d' Amiens), Ce village appartient aujourd’hui au doyenné de Saint-Valéry.

(4) Saint-Maxent est maintenant compris dans le canton de Moyenneville.

Il n’est pas nécessaire de pousser plus avant la description des monuments du canton de Gamaches.

Pourtant la petite église de Witainéglise mérite une courte mention, car elle présente, comme la chapelle de sainte Catherine, sur le territoire de Gamaches un plan peu commun en Picardie au xvc siècle.

Son chevet, au lieu d’offrir trois pans coupés, est plat et percé d’une grande fenêtre à deux meneaux.

Sur les murs de la nef, une litre porte les armoiries, écartelées de diverses alliances, de la famille de la Roche-Fontenille qui posséda la seigneurie de Witainéglise au xvme siècle.

Ph. des Forts.

Page 1