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(12) Ibid, et CC. 14. Marché avec Jean-Ch. Michault pour 11 à 12 milles d’ardoises d'Angleterre de premier échantillon, à raison de 44 1. le mille, et 8 à 10 milles d’ardoises d’Angleterre du second échantillon, pour la couverture de l’église. Abbeville, 26 avril 1724.
(13^ BB. 3 et CC. 14.
(14) Le Ier mars 1727, les habitants, corps et communauté de Crécy exposent à l’intendant Chauvelin que la couverture de leur église étant dans un tel état de caducité, qu’ils ne pouvaient assister au service divin sans être
Dès le 5 juin 1737, on raccommode la flèche du clocher (1). En 1749, restauration complète : on élève trois voûtes en charpente sur l’église : celle de la nef est un berceau en anse de panier; celles des bas-côtés sont plates (2). Le pavé de l’église est renouvelé en même temps, et l'échevinage, ayant demandé à l’Intendant la permission de faire ce travail aux frais de la ville, s’attire cette curieuse réponse : « La première [demande], qui a pour objet le rétablissement du pavé de votre église, porte en marge « néant », et M. l'Intendant vous rend raison de son néant, en marquant de suite que les deniers communs des villes n’ont pas pour objet la décoration des églises, et ces sortes de dépenses doivent se faire, ou par une cotization amiable et volontaire entre les habitans, si elles ne sont pas indispensables, et, si elles le sont, par un rolle d'imposition qu’on rend exécutoire sur eux »; 5 novembre 1749 (3).
Tout finit sans doute par s'arranger, puisque nous voyons qu’en 1750 les mayeur et échevins donnent 5oo livres pour le renouvellement du pavé de la nef (4).
Encore une réparation au clocher (14 janvier 1784) i5), et nous en avons fini avec l'histoire de l'église de Crécy sous l’ancien régime.
J’en viens maintenant à la description de l'édifice :
Le plan, qui n’a pas été modifié par les travaux récents, comprend trois nefs, un transsept, le chœur avec chevet à trois pans très plats, et enfin une tour en avant-corps.
Cette tour, très forte, de forme carrée, s'élève à l’occident. Elle est flanquée, à chaque angle, de deux puissants contreforts établis perpendiculairement aux murailles, et d'une lourdeur imposante. Quatre larmiers contournent la tour et ses contreforts. La façade ouest est percée d'un portail gothique aujourd’hui muré (peut-être depuis 1672?); il n’a d'autre ornementation que trois filets prismatiques à bases. Au-dessus, s’ouvre une grande rose surmontée d’une niche; quatre autres niches à contre-courbes, disposées en deux étages, se voient sur les contreforts voisins du portail ; toute cette ornementation est neuve, et rien de semblable n’existait autrefois (61.
exposés à la pluie et autres injures du temps, ils avaient en 1724 chargé François Petit, marchand mercier, de traiter à Abbeville avec le sieur Michault, pour la fourniture des ardoises, et d’autres particuliers pour les autres fournitures, lequel Petit se serait obligé en son nom seul au paiement desdites fournitures. Ces particuliers auraient en conséquence fait assigner le sieur Petit par devant les juges-consuls d'Abbeville, et obtenu de ceux-ci une sentence, qui condamne Petit par corps à payer. Ils exposent que leur communauté, obérée de charges, ne peut, pour le moment, tirer Petit d’embarras, et demandent qu'il soit sursis à l’exécution de ladite sentence. iCC. 15). — Comptes entre la ville et la veuve Petit, 1732 : «- Estats de ce quy est deubs à la veuve de François Petit, maïeur du bourg de Cressy, pour débours, avances et livraison de marchandise, voyage et vacations que ledit sieur Petit a faite pour la couverture d’ardoise de la nef de l’église dudit Cressy faites en 1724. autorizé par deslibération du 26 mars 1724, et autre ouvrages faites au profit de la communauté et de l'église 2 juin 1732. 'CC. 16).
(2) GG. 1. « Devis des bois nécessaires à la construction de trois vouttes à faire en charpente à l’église de Crécv : sçavoir une dans la nef qui sera en ensse de panier, telle qu’elle paroit dans la coupe, et deux autre platte pour les deux bas-cotté *. Abbeville, 22 janvier 1749.
(4) GG. 1. « État des dépenses faites par M. Louis Devis, prêtre curé de Cressi, pour le renouvellement du pavé de la nef de l église dudit lieu, et autres choses pour lesquelles MM. les mayeur et échevins lui ont fourny et délivré une somme de 500 1. », 1750. — Requête des maire et échevins de Crécy à l’Intendant, exposant que le pavé de leur église est à réparer promptement, celle-ci étant menacée d'un interdit, et demandant à être autorisés à prendre 500 1. sur les deniers communs pour ledit travail.