Cordon extérieur de la voussure
a. — Un personnage vêtu d'une robe longue — un religieux? — derrière lequel s’en tient un autre richement costumé, au pourpoint orné de passementeries. Par derrière, on en distingue un troisième. Les têtes sont brisées, ainsi que tout le reste du groupe, sauf le buste d’un personnage moins la tête. Serait-ce l’arrivée de Caïdoc et de Frichor à Centule:
(1) V. ci-dessus, p. 273.
(2) Cronica abbreviata, édit. Prarond, 1893. (,3) De Morinis , 1639, in-40, t. I.
b. — Groupe à moitié brisé. On n'y voit plus qu'un religieux et le même personnage au pourpoint orné de passementeries qui se trouve déjà dans le premier groupe. Leurs têtes manquent, ainsi que tout le reste du groupe.
c. — Un personnage en costume religieux — sa tête est brisée — , une bourse à la main, met une pièce de monnaie dans une sébille ou une tasse que lui présente un mendiant estropié appuyé sur une béquille; la jambe gauche de celui-ci est brisée. D'autres mendiants se pressent autour du premier personnage, à qui ils présentent leurs tasses. Ce très joli groupe, assez bien conservé, représente très vraisemblablement saint Riquier partant pour son premier voyage à Rome et distribuant son argent aux pauvres (i).
d. — Un pape debout, vêtu de la chape, la tiare en tête, la double croix à longue hampe à la main, assisté de deux cardinaux et de deux clercs, reçoit un personnage au visage jeune et imberbe, en costume religieux, agenouillé devant lui, les mains jointes. Le pape semble le toucher de la main. Il faut voir, sans doute ici saint Riquier reçu à Rome par le pape Jean III (2).
e. — Un baptême. Près d’une cuve baptismale en forme de calice, de style gothique flamboyant, se tient un évêque ou un pape en chape, tenant la hampe d'une crosse ou d’une double croix, dont la partie supérieure manque; à côté de lui sont le parrain, la marraine et un troisième personnage. Toutes les têtes sont brisées; le baptisé n'existe plus. C’est évidemment le baptême de saint Riquier par le pape (3).
f. — Groupe fruste. Toutes les têtes sont brisées.
g. — Groupe fruste. On y soupçonne cependant des personnages dans un bateau et d'autres qui semblent les attendre sur le rivage. C’est très probablement saint Riquier envoyé par un anachorète dans une île du Tibre (4).
h. — - Groupe en assez mauvais état. On y distingue cependant, au premier plan,
un autel, et, à côté, un évêque ou un pape in pontificalibus , tenant un fragment de crosse ou de double (ou triple) croix. Sa tête est brisée. Il est accompagné d’enfants de chœur et de clercs : devant lui est un personnage agenouillé de face. — Dans
l’église de l'île, saint Pierre apparut à saint Riquier et lui conféra le pouvoir qu’il
avait lui-même de lier et de délier (5).
i. — Un autel avec son retable, sur lequel un prêtre, un évêque ou un pape, dont
la tête est brisée, célèbre la messe, assisté par un clerc. Le célébrant est retourné et
donne à baiser un instrument de paix à un personnage agenouillé. Dans le fond, deux personnages semblent s’embrasser. Sur le côté, un livre est ouvert sur un épistolier. — Saint Pierre donna en outre à saint Riquier la communion et le baiser de paix (6).
j. — Deux personnages, dont les têtes sont brisées, ayant chacun un compagnon, se rencontrent à la porte d’une maison. — On peut y voir saint Riquier de retour à la maison paternelle et reçu par son père (7).
b. — Un pape en chape semble accueillir un personnage qui fléchit le genou devant lui. Derrière le pape, un ange apparaît; à côté de lui se tient un cardinal coiffé de son chapeau. — Saint Riquier fit à Rome un second voyage, dont le pape Pélage fut averti par un ange (8).
(1) Malbrancq, De Morinis, t. I, p. 256.
(2) Malbrancq, De Morinis, t. I, p. 256.
(51 Malbrancq, De Morinis, t. I, p. 257. — Jean delà Chapelle, Chron. abbr., édit. Prarorvl, 1893, P- m
4) Malbrancq. De Morinis, t. I, p 257. — Jean de la Chapelle, Chron. abbr., édit. Prarond.
Ki Malbrancq, De Morinis, t. I, p. 257. — Jean de la Chapelle, Chron. abbr., édit. Prarond, 1893, p. 11.
(6) Malbrancq, loc. cil. — J. de la Chapelle, loc. cil.
(7) Jean de la Chapelle, loc. cil.
(8) Malbrancq. De Morinis, t. I, p. 261.
l. — Groupe fruste, où l'on distingue à peine un bateau sur les flots et un groupe de personnages sur le rivage.