‹ La Picardie historique et monumentale (volume 2)Chapitre 54 sur 63 · Cordon intérieur de la voussure · texte numérisé non relu

Cordon intérieur de la voussure

m. — Le sujet a complètement disparu.

n. — Groupe fruste. On y distingue encore un personnage agenouillé.

o. — Un personnage est couché dans un lit. Un autre, vêtu de longs vêtements, tenant un livre fermé, — la tête brisée — s'approche de lui, levant la main comme pour le bénir. Plusieurs personnages barbus assistent à la scène.

p. — Un prédicateur, dans une chaire sans abat-voix et posée sur le sol, prêche au milieu d'auditeurs, les uns debout, les autres assis. Au premier plan, une bonne dame, assise (1), paraît profondément endormie.

q. — Une sorte de pavillon est posé sur quelque chose qui ressemble à un tonneau et qui semble avoir abrité un objet qui n'existe plus. Tout autour, six personnages, dont un paraît ramasser par terre un objet qui pourrait avoir été une tête, exécutent une action difficile h comprendre. La tête manque à plusieurs de ces personnages.

r. — Une femme entourée de plusieurs personnages qui ont tous la tête brisée.

s. — Groupe fruste, au premier plan duquel on peut voir deux personnages agenouillés.

/ t. — Un cavalier, la tête enveloppée d'une sorte de capuchon et auquel un ange semble présenter un personnage qu'il porte et à qui la tête manque. Quatre autres personnages, dont un coift'é d’un chapeau à bords plats, complètent le groupe.

u. — Un cavalier somptueusement vêtu, dont le cheval est non moins somptueusement caparaçonné, accompagné d’un moine aussi à cheval. Une femme coiffée d'un couvre-chef posé carrément sur la tête, est agenouillée devant eux.

v. — Le sujet a complètement disparu.

x — Groupe très fruste. On y distingue à peine un lit sans ciel, accompagné d’un prie-Dieu (?). Un personnage semble vouloir se mettre dans ce lit : un autre, qui pourrait bien être une femme, est à côté de lui. Les têtes manquent.

y. — Le sujet a complètement disparu.

8 (pl. XXXVI). — Dans la partie supérieure de l’accolade brisée qui surmonte la voussure de la porte centrale, un cul-de-lampe orné d’un écu (2) aux armes de l'abbaye (3), tenu par deux angelots, porte une image de la Trinité, telle qu’on la représentait souvent au moyen âge et surtout à cette époque. Dieu le Père, sous la forme d’un vieillard à longue barbe et longue chevelure, vêtu de l’étole croisée et de la chape aux orfrois bordés dans le style de la Renaissance, est assis, ayant devant lui le Christ en croix, dont il soutient les bras avec ses mains. Sur sa tête est un objet fruste qui a pu être une colombe représentant le Saint-Esprit : à ses côtés sont deux angelots joignant les mains. Celui qui était à sa droite est brisé. La tête de Dieu le Père est fort belle et très soignée.

Les parties pleines, à droite et à gauche de l'accolade, sont occupées par deux priants et par dix apôtres. Les deux derniers apôtres sont placés sur le retour des deux grands contreforts qui soutiennent le clocher.

(1) Au commencement du xvr siècle, il n’y avait pas encore de sièges dans les églises. Ceux qui voulaient s’asseoir pendant le sermon, apportaient le leur. On en faisait de légers et portatifs, destinés à cet usage Les inventaires après décès de la ville d’Amiens, à cette époque, mentionnent souvent, dans les maisons, « une cayelle à porter ou sermon ». V. Arch. de la ville d’Am., FF 154 et suiv.

(2) Il est intact.

(1) A trois fleurs de lys 2 et 1, sur le tout, à un dextrochère tenant une crosse outrepassant Pécu.

9- — Un abbé priant. Il est vêtu de la chape, les mains jointes, une crosse dans les bras. Sa tête est extrêmement fruste, et on distingue à peine qu'il était mitre. Le cul-de-lampe sur lequel il est placé est un peu abîmé, mais on y peut toutefois reconnaître un écu à un chevron accompagné de trois gerbes, armoiries de 1 abbé Eustache le Quieux. qui avait fait élever la plus grande partie de la nef, et dont 1 hibaut de Bayencourt, son successeur, n’a fait que terminer l’œuvre en construisant la façade.

10. — Un autre abbé priant, absolument semblable au précédent. Sa tête mitrée est presque aussi fruste; ses mains sont brisées. Les pièces de l’écu ornant le cul-de-lampe qui le supporte ne sont plus visibles, mais elles ne pouvaient être, comme M. Hénocque l'a supposé avec raison, que les armes de Thibaut de Bayencourt lui-même.

Tous les apôtres sont vêtus à l'antique, pieds nus, debout et barbus, saint Jean excepté. 11 est à remarquer que saint Paul ne semble pas y figurer. Très peu ont des attributs permettant de les identifier d'une façon certaine.

11. — Saint Pierre. Le haut de sa tête est chauve, la barbe et les cheveux crépus, Il porte dans la main droite les clefs du ciel, et, dans la gauche, un livre qu il tient entr’ouvert, en y passant le doigt. Sa tête est une des mieux conservées et certainement une des plus soignées et des plus belles. Elle a un caractère plus individuel que celles des autres.

12. — Saint Jacques le Majeur. Il porte les insignes du pèlerin : le bourdon, le chapeau orné de coquilles. Ses mains sont brisées.

t3. — Saint Jean. Son visage jeune et imberbe est malheureusement très fruste; sa chevelure, bouclée, est bouffante à la façon des jeunes gens. Il tient dans la main gauche un calice d'où sort un dragon; sa droite est brisée.

14 — Saint André, Il porte dans la main gauche un livre renfermé dans une gaîne en forme de sac. Devant lui, est la croix en X, son attribut habituel, formé de deux bâtons écotés.

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