‹ La Picardie historique et monumentale (volume 3)Chapitre 12 sur 79 · X. — Le Chœur · texte numérisé non relu

X. — Le Chœur

Après le mur du transept se développe le chœur, construction postérieure de plus d’un siècle, et, comme nous l’avons dit, d’un style bâtard et sans unité. Il est également en trois parties, le milieu et les collatéraux, qui forment le

!\) On rapporte qu'en 1824, la duchesse de Berry, après avoir visité l’église et être montée aux tours, s'arrêta à cette logette, et y prit une collation. A l'occasion de cette visite, elle consentit à ce que l’une des cloches nouvelles portât le nom du duc de Bordeaux, â côté de ceux de la duchesse d'Angoulême, Marie-Thêrése, qui avait elle-même fait une visite à l'église quelques mois auparavant et avait inscrit son nom en tête d’une souscription ouverte pour de nouvelles cloches. Le général Bonaparte, puis Louis XVIII en 1814, Louis Philippe en 1837 et le duc d’Orléans en 1841, vinrent aussi visiter l’église.

prolongement de ceux de la net et présentent les mêmes largeurs. Les cotés s’arrêtent à une certaine distance du chevet qui s avance bien au delà par la continuation de ses murs latéraux. Les murailles extérieures des côtés sont soutenues chacune par trois contreforts engagés, dont on retrouve la contre-partie à 1 intérieur , ils sont construits sur un plan ondulé et ne s’élèvent que jusqu'à mi-hauteur des murs. Plus haut, ils se prolongent sous forme de simples pilastres, à parois unies, peu saillants, et qui s'arrêtent à quelque distance au-dessous de la toiture. Entre ces contreforts sont quatre fenêtres à plein cintre, avec meneaux, sans accolades les surmontant ; les vitraux sont subdivisés en carrés retenus par de simple bandes de fer. La toiture de ces collatéraux arrive contre la paroi, plus élevée, du milieu du chœur, laissant ainsi dégagé le mur de la partie centrale ; celui-ci est percé de quatre fenêtres dont la disposition est la même que celle des précédentes. Le mur du pignon qui forme le fond du collatéral Nord et contre lequel, à l’intérieur, est appliqué l’autel de la chapelle de St Georges, est rectiligne. Des moulures y dessinent une fenêtre simulée. Dans le haut de ce pignon, on voit un écusson, et, au-dessous, sur un petit cartouche, on lit la date 1 658, qui doit être celle de sa construction. A l’opposé, au collatéral Sud, le mur du fond est courbe, et il correspond à la chapelle dédiée à la Ste Vierge.

Le milieu du chœur, on l’a dit plus haut, dépasse en longueur, les collatéraux pour former le sanctuaire ; ses murs, plus élevés, sont percés de chaque côté, de deux fenêtres pareilles aux précédentes. Vient ensuite le chevet qui est contourné en hémicycle; ii est accoté de six contreforts rectangulaires, à parois unies, présentant chacun, dans leur hauteur, six divisions marquées par des bandeaux en doucine dont les trois supérieurs forment des retraites successives. Dans l'intervalle entre ces contreforts, se trouvent, deux fenêtres ogivales superposées, assez étroites, entourées de moulures, sans meneaux, et garnies de vitraux retenus au carré, par des bandes de fer ; sur les côtés, les fenêtres supérieures sont aveuglées ; celle du bas l’est au fond. Un petit bâtiment simple, peu élevé, à fenêtre en ogive, a été construit dans ces derniers temps, au delà du collatéral de gauche, contre le mur de l’abside, pour y abriter les foyers du calorifère.

Ajoutons, pour en terminer avec l’extérieur de St-Vulfran, qu’avant 185g, le parvis était séparés de la voie publique par un petit mur, qui a été alors abattu et remplacé par trois marches pour accéder à un terre-plein qui règne sur toute l’étendue du portail.

Depuis près de dix ans, le pourtour de l’église, sur les côtés, est séparé des rues avoisinantes, et à une certaine distance, par un mur d’appui surmonté de grilles en fer, et le terrain intermédiaire a été converti en jardins. Un certain nombre de pierres sculptées, remplacées lors des derniers travaux, ont été recueillies et disposées en ordre, contre le bas du côté latéral de la tour Nord, pour être conservées comme souvenirs, et former un petit musée lapidaire.

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