‹ La Picardie historique et monumentale (volume 3)Chapitre 15 sur 79 · III. — Les Bas-Cotés · texte numérisé non relu

III. — Les Bas-Cotés

La première travée des collatéraux correspond aux tours ; elle est éclairée latéralement par deux fenêtres ogivales qui ont été décrites de l’extérieur. Tout à l’entrée, contre le mur du bas-côté gauche, se trouve accrochée en ex-voto la peau d’un petit caïman, connu sous le nom de lézard de Saint Vulfran , et sur lequel ont couru des légendes fantastiques. Plus loin aussi, a été placé sur un socle une statue de St Vulfran , (h. i'”6o), en pierre, œuvre du sculpteur Abbevillois Edmond Lévêque, exécutée vers i85o, et un tableau de Choquet, peintre Abbevillois; cette peinture représente Jésus portant sa Croix, (h. in,6o; 1. i"’5o). Deux immenses coquilles marines (o q5 sur o.5o), don de l’Amiral Courbet, servent de bénitiers ; elles sont enchâssées dans une armature en fer se contournant en volutes. La voûte de la première travée, aux bas-côtés, présente au milieu, à l’intersection des nervures, une ouverture ronde; celle de droite est destinée au passage des matériaux, notamment pour la réparation des couvertures, et celle de gauche, au montage des cloches.

La seconde travée n’a pas de fenêtres, mais on y voit, à gauche, une porte en plein cintre, sans moulures ni ornements ; c’est celle de l’ancienne Trésorerie. A droite, se trouve également une porte, celle-là en arc surbaissé, ou arc Tudor, surmontée d’accolades garnies de choux ; elle conduit à l’escalier de la tourelle extérieure qui fait accéder à la première galerie sur la façade, d’où l’on va aux cloches, à gauche, et au mécanisme de l’horloge, à droite, par d’autres escaliers. Sur un des côtés de ces portes intérieures, les murs sont garnis d’arcatures pannelées ; on n’en retrouve plus ailleurs dans l’intérieur de l’église.

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