‹ La Picardie historique et monumentale (volume 3)Chapitre 52 sur 79 · BENIT ET NOMME MARIE PAR LES RELIGIEVX · texte numérisé non relu

BENIT ET NOMME MARIE PAR LES RELIGIEVX

Le cimetière s'étend devant le portail de l’église; ce petit champ de repos, qui occupe une partie de l’ancienne nef de l'église primitive, contient les sépultures

(l) Ibid., p. 18.

(2j Joseph-Ignace-François Parrocel, né en 1705, mort en 1782. (Ch. Wignier, op. cit., p. 22).

(31 On me dit que les panneaux de Parrocel ne sont plus à Valloires. Celui de l'Adoration des Bergers a seul été reproduit par la phototypie; c’est un vrai chef-d'œuvre.

(4) Je néglige volontairement quatre énormes et affligeantes croûtes, dont la piété mal éclairée des bons Basiliens avait encombré et enlaidi les murs de l'église. Le P. Beaumert attendait l'extinction de la vieille communauté pour remiser ces toiles au grenier.

(5) Communication du R. P. Beaumert.

des bons frères Basiliens, décédés depuis leur installation au monastère en 1817. Ces vingt-neuf tombes sont semblables entre elles; en citant la plus ancienne, je les aurai citées toutes (1).

Ces tombes m'amènent tout naturellement à parler des monuments funéraires qui existent ou ont existé dans l’église de Valloires (2).

[.es Tombeaux

Valloires était le Saint-Denis des comtes de Ponthieu. Guillaume III, le héros de Bouvines, étant mort en 1221, fut enterré à Valloires (3). En 1 23g, son gendre Simon de Dammartin, mort à Abbeville le 21 septembre; en 1 25 1 , la comtesse Marie, femme de ce dernier et lille du précédent, reçurent la sépulture au même lieu (4). De même Mathieu de Montmorency, second mari de cette princesse, i25o. Les corps du comte et de la comtesse avaient été portés à l’abbaye de Valloires et mis dans un sépulcre particulier, « couvert d’une fort belle tombe qui fut transportée ailleurs par un abbé de ladite abbaye, l’an 1570. Dès que Jeanne de Ponthieu, reine de Castille, sa fille, eut appris la nouvelle de sa mort, elle envoya à l’abbaye de Valloires de grands présents et des lettres signées de la ville de Séville, par lesquelles elle confirma toutes les donations que ses prédécesseurs avaient faites à cette abbaye » (5).

En 1255, Ferdinand, fils du Roi de Castille et de Jeanne de Ponthieu, âgé de douze ans, fut inhumé à Valloires avec ce distique en guise d'épitaphe :

Ne dulces fructus ferres , Ferrande venuste,

Decussit flores mors inimica tuos (6).

La reine Jeanne, morte en 1278-1279, le 16 mars, fut ensevelie comme ses parents à Valloires, mais dans une grande chapelle séparée, contre la grande église du monastère; elle dota cette chapelle en donnant aux religieux dix journaux de bois à prendre dans le bois de Buigny, et fonda trois messes par semaine. Cette chapelle était près de la porte de l’église (7).

(1} « In spem resurrectionis || Ici repose le corps de Frère Célestin Croy, décédé à Valloires le 31 juillet 1826, âgé de 30 ans. R. I. P. ».

La plus récente de ces tombes est de 1900 ;ce sont des pierres fichées, en forme d'arc tiers-point et surmontées d’une croix.

En outre, contre le portail de l’église, est la sépulture de Charles-Antoine-Emmanuel Dachez, prêtre, décédé à Valloires le 22 décembre 1829, à cinquante-neuf ans.

Seul de toute la petite communauté, le dernier supérieur des Basiliens, M. Sosthène Desjardins, ne repose pas à Valloires. Il est mort en exil, à Tournay (1903).

(2) N’oublions pas de citer un souterrain, voisin du cimetière, qui s’enfonce sous la montagne. La porte d'entrée est surmontée d’un arc de décharge en tiers-point, qui doit dater du xme siècle. La voûte de la galerie est en berceau. Je n’ajoute nullement foi aux fables qui prétendent que ce souteriain se prolonge jusqu’à Balances.

(3) L’épitaphe en vers hexamètres et pentamètres, qui avait été faite au comte, est perdue. C’est à tort qu’on a dit que le corps du comte Guillaume a été enterré à Balances en 1221 et tranféré à Valloires en 1226. Si le mot de Balances a été employé par les chroniqueurs, c’est que, comme je l'ai déjà dit, on a longtemps continué de désigner l’abbaye sous ce nom après sa translation à Valloires.

(4) Par lettres de septembre 1239, après le décès de Simon, la comtesse Marie s’exprime ainsi : « Sepulturam nostram in domo de Valloliis elegimus, ubicumque decedere nos contingeret ». (Cartulaire de Valloires, n° 359'.

(5) Prarond, op. cit., p. 292.

(6) Note communiquée par le P. Beaumert.

(7) Prarond, op. cit., p. 287. — L’espoir de découvrir des trésors fit ouvrir le tombeau de la reine, on ne sait à quelle date; le profanateur était l'abbé même de Valloires. Ce sacrilège fut puni dans l’année par la mort de tous ceux qui avaient assisté au crime Ainsi le raconte le P. Ignace d'après Adrien de Boufflers : « Celuy qui leva témérairement

Le second mari de la reine Jeanne, Jean de Nesle, sire de Falvy, partagea, en 1 28 2 , la sépulture de sa femme. Ils laissaient un fils, Jean de Ponthieu, comte d Aumale. Tué en t3o2 à la bataille de Courtray, ce dernier fut aussi enterré à Valloires. De même, suivant le P. Ignace, un autre comte d'Aumale, décédé le 23 mai 1342; son tombeau de marbre blanc et noir existait encore près du grand autel au temps de cet auteur, qui avait lu lui-même l’épitaphe avec la date sus-indiquée (1).

En 1346, le brave roi de Bohême, Jean de Luxembourg, tué à Crécy, reçut une sépulture provisoire à Valloires avant d’être transporté aux Dominicaines de Montargis. On voyait encore au xvin' siècle cette épitaphe dans une chapelle de notre abbaye :

L’an mil quarante-six trois cens,

Comme la chronique tesmoigne,

Fut apporté et mis céans

Jean Luxembourg, Roi de Béhaigne (2).

Un voyageur qui a parcouru en 1697 les églises de Ponthieu pour y relever les écussons et les épitaphes, a consigné les notes suivantes :

« Dans l'église de l’abbaye de Valloirre dans le cœur à droite sont deux tombeaux que l’on m'a dit estre Guillaume de Taluasse comte de Ponthieu et sa feme. Les premières armes sont du costé du chœur et les au(t)res de l'autre costé, et au pieds de ces tombeaux sont deux autre tombeaux de cuivre très bien gravez que 1 on m a dit estre les même et qui portent les même armes, et à costé de la femme est escrit : Cy gît dame Jeanne d Enchien jadis feme et espeuse dudit seigneur dame desd. lieux qui trespassa 1440 » (3).

Les écussons dessinés par l’auteur sont, l’un, écartelé aux 1 et 4 d'Harcourt : de gueules à 2 fasces d’or; 2 et 3 Ponthieu : d'or à 3 bandes d'azur. Le second est parti comme dessus, parti d’Enghien : gironné d'argent et de sable de 10 pièces, les girons de sable chargés chacun de 3 croisettes recroisetées au pied fiché d’or.

Il y a donc erreur de la part de notre voyageur. Les écussons et l'épitaphe qu'il rapporte ne sont nullement ceux de Guillaume Talvas et de sa femme, mais bien de Jacques de Harcourt et de Jehanne d’Enghien (4). Un fragment assez important de la pierre tombale, où figure encore l’écusson d'Enghien, est aujourd'hui conservé dans le cloître; je l’ai signalé plus haut.

les os de cette royne, estant surpris dans la bouillante ardeur de son crime, mourut bientost après L’abbé estant comme frappé de la justice divine, se trouva si bourrellé en son âme, et si extraordinairement possédé de crainte et de frayeur que les membres de son corps, par un juste jugement de Dieu, trembloient incessamment et ne peut trouver jamais aucun remède à cette infirmité jusques au temps qu’il eust expié cette faute par un vœu qu’il lit d’aller en pèlerinage à Nostre-Dame de Boulogne, par les mérites de laquelle il fut entièrement délivré de ce tremblement de son corps et des cuisantes peines de son esprit, causées par sa blâmable curiosité ». (Ibid., p. 288;.

(1) Ibid., p 289. — Histoire ecclésiastique d'Abbeville, p. 475. Ce comte d’Aumale doit être Jean de Roussy, qui avait épousé Marie de Ponthieu, comtesse d’Aumale, fille de Jean, mort en 1302.

(2) Prarond, p. 290.

(3) Mss. de la Bibliothèque de M. A. de Rosny, Voyage héraldique dans quelques églises du Ponthieu en 1697, p. 66. — Cf. Métn. de la Société d' Émulation d.' Abbeville, t. XXII, sous presse. — Le même voyageur décrit ensuite le tombeau de la reine Jeanne : t Dans le cœur à gauche il y a un tombeau aussy ellevé de quatre pieds que l’on m'a dit estre une Reine de Castille qui espousa un Compte de S'-Valery et que c’est elle qui a donné à l’abbaye de Valloire tous les bois qu’elle a aujourd’huy ». Ce tombeau avait été déplacé en 1570, comme celui du comte Guillaume. (Voir ci-dessus, p. 204). Il était primitivement, sans aucun doute, dans la chapelle fondée par la Reine.

(4) C’est à M. le comte du Chastel de La Howarderie que je dois cette identification. Voici ce que m écrit, à ce sujet, l’érudit Tournaisien : « Jehanne d'Enghien, dame de Villers-sire-Nicole, etc., puis, après la mort de son frère

A part ce débris, les seuls tombeaux princiers qui subsistent encore à Valloires sont ceux de Simon de Dammartin et de Marie de Ponthieu. « Le tombeau du comte Simon et de la comtesse Marie », dit Dom Grenier, « a été détruit avec l'ancienne église de Valloires; leurs ligures en marbre blanc sont couchées sous deux petites niches, pratiquées dans l'épaisseur du mur de la croisée méridionale de la nouvelle église. Leurs ossements qui étaient placés dans un caveau ont été déposés sous le marchepied du grand autel. La comtesse avait été enterrée revêtue d’une robe de soie, que l’air a fait tomber en poussière » (i).

Les arcades contenant les statues en question, dans le croisillon de droite, sont décorées de sculptures modernes dues au ciseau de Pfaff. Les deux gisants en marbre blanc sont très bien conservés et d'une excellente sculpture : le comte Simon de Dammartin mesure \mr]'5 de taille; — mains jointes — cheveux bouclés, pas de barbe, tête calme et jeune reposant sur un coussin — haubert de mailles couvrant tout le corps sauf la tête; par dessus, tunique festonnée sur les épaules et (rangée par le bas; deux mufles de lion sur la poitrine — épée à poignée cordelée, pendant à une courroie à boucles; on n’en voit que la garde, la lame étant cachée sous un grand écu aux armes de Ponthieu, avec bordure — baudrier à boules et ornements de cuir portant l'écu — jambières et solerets articulés — un lion sous les pieds.

La comtesse Marie — i 8 5 de taille — longue robe — surcot — pas de manteau — voile à mentonnière couvrant la tête jusque sous la bouche, et cachant tout le front. — Coussin à glands sous la tête — pieds saillants sous la robe et reposant sur deux chiens.

Ces deux gisants sont d’excellents modèles de la statuaire tombale au temps de saint Louis, et peuvent rivaliser avec les meilleures statues de la basilique de Saint-Denis (2).

On n'a malheureusement conservé ni les épitaphes de ces deux défunts, ni celles des autres comtes enterrés à Valloires. Dom Comeau, en faisant transférer

les ossements de ces princes sous le maître-autel en 1752, n’a pas même fait poser

une inscription relatant cette translation; aucun memento épigraphique, ancien ou moderne, ne perpétue le souvenir des souverains du Ponthieu dans l’église où

leurs restes, plus heureux que ceux des Rois de France, ont du moins, jusqu’à ce

jour, gardé un asile inviolé.

(dont les enfants étaient morts), dame d'IIavrech (Havré), châtelaine de Mons (Hainaut), morte le 12 mai 1425 (Butkens, Trophées de Brabant , La Haye, Chrétien Van Lom, 1724, in-folio, t. II, p. 120), fille de Gérard d'Enghien, châtelain de Mons, sire d’Havrech, Braine-l’Alleud, Villers-sire-Nicole etc., et de Jeanne de Ligne, épousa : i° Jacques, sire de Werchin et de La Longueville, sénéchal de Hainaut, mort vers 1382; 20 Colard, sire et ber d’Auxy-le-Chàteau ; 3" Jacques de Harcourt, sire de Mesières et de Montgommery, fils cadet de Jehan V, comte d’Harcourt, et de Blanche de Ponthieu, comtesse d’Aumale, dame de Montgommery. Les armoiries que vous m'indiquez sont Harcourt écartelé avec Ponthieu. — Selon Butkens, Jeanne d’Enghien aurait eu pour mère la première femme de son père, Marie de Rumigny-Fagneulles, morte en 1333. Donc elle aurait eu cinquante ans lors de la mort de son premier mari Jacques de Werchin, et aurait eu encore une fille du sire d'Auxy et quatre enfants du sire d’Harcourt, alors que Moréri et le P. Anselme lui donnent sept enfants d’Harcourt. Je la dis donc carrément fille de Jelianne d: Ligne , seconde femme ». (Lettre du 12 juin 1903).

(1) Dom Grenier, paquet 9, art. 3. B. — Prarond, op. cil., p. 296.

(2) Dusevel s’est grossièrement mépris en voyant ici les statues du comte Guy II et d’Ide sa femme : * Sous une arcade pratiquée dans l'épaisseur du mur de l'église et ornée de sculptures modernes dues au ciseau de M. Phaffenhofen, on voit encore les statues en marbre et couchées de Guy II, comte de Ponthieu, et d’Ide sa femme, qui donnèrent aux moines, en 1143, le lieu où fut construit ce monastère; celles de Marie, comtesse de Ponthieu, et de Simon de Dommartin (sic) son époux, qui combattit contre Philippe-Auguste à Bovines, ont disparu depuis longtemps de Valloires où ces personnages avaient été inhumés » (Lettres sur le Departement de la Somme, 3' édit,, Amiens, 1840. p. 25. - Praro.nd, op. cit., p. 297).

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Aucun des anciens abbés ou moines de Valloires, avant la construction de l’église actuelle, n'a eu la bonne fortune d’avoir son épitaphe relevée dans le Gallia ou les recueils spéciaux. Mais dans le dallage de la nef on trouve encore plusieurs pierres tombales des derniers religieux décédés avant la Révolution, entre autres de Dom Comeau; M. Jourdain de l’Eloge, qui sauva l'abbaye du marteau niveleur, est également enterré dans l’église ainsi que sa fille; il en est de même de Joseph Leleux, le fondateur des Basiliens. Toutes ces épitaphes sont sur des carreaux de marbre blanc ou de pierre bleue, de dimensions différentes, et posés en lozange. En voici le texte par ordre chronologique (i) :

i° Devant la grille du chœur, à gauche :

D. O. M. || HIC JACET || TRANSLATVS || D. NATALIS CAWET || HVIVS MON*11 SACERDOS || AC PRÆSES || ANNO ÆTATIS 56 || OBIIT 25 MAY || 1 744 || REQVIESCAT || IN || P ACE.

2° Auprès de la précédente :

D. O. M. || TRANSLATVS || HIC IACET || PHILIPPVS PECqVEVR || HVIVS DOMVS || SACERDOS ET GRANATARIVS || ANNO ÆTATIS || 67 || OBIIT l5 NOVEMBRIS || I749 || R I- P.

3° Dans la nef, à gauche :

D. O. M. || HIC JACET || D. ALEXIVS BRETEL || HVJVS MON"” || PROFESSVS AC SACERDOS || ANNO ÆTATIS 28 || OBIIT 9 APRILIS || 1731 || REQVIESCAT || IN || P ACE.

40 Devant la grille, à droite :

D. O. M. || HIC IACET || IOANNES. BAP™. || SALLE HVIVS MON*11. || PROFESSVS || AC SVBPRIOR «50 || ANNO ÆTATIS 76 || OBIIT l6 IANVARII || ^53 || R. Q. T. || IN || PACE.

5° Un peu plus bas, dans la nef, à droite :

d. o. m. || Hic Jacet || D. Ludouicus || Baudouin parisinus || huius domus Senior

yrS'ABiLis || yg ANNIS 5A ApRILIS 1757 || MORTUUS. A SEX ANNIS LUMINE || ORBATUS CONFESSORIS M0NIAL1UM || PER 3o ANNOS MUNUS INUITUS || RELIQU1T ET AD NOS || REDIIT ||

Requiesc. in pace. || Amen.

6° Pierre plus grande, au millieu devant la grille :

D. O. M. || hic jacet R.D.D.A.B. (2) Comeau || archicœnobii cistertii || expresse

PROFESSUS SACRÆ || THEOLOGIÆ PARISIENSIS DOCTOR THE0L0GUS || PROVINCIÆ PICARDIÆ VICARIUS || GENERALIS HUJUSCE DOMUS PER 3o QUINQUE || ANNOS PRIOR VIGILANTISSIMUS || OBDORM1VIT IN DOMINO ANNO || ÆTATIS SUÆ 80 DIE 3o MENSIS || DECEMBRIS 1 766 || ANIMA EIUS || REQUIESCAT IN PACE.

70 Devant la grille, à gauche :

D. O. M. || HIC JACET || D. IGNATIUS HEBERT || HUJUS MONASTERII PROFESSUS || SUBPRIOR ET CELLERARIUS || OBIIT ANNO ÆTATIS || SUÆ 74 DIE I 3A MENSIS || MARTII 1 767 || REQUIESCAT IN PACE.

8° Devant la grille, à droite :

{Calice) || d. o. m. || hic. iàcet. domnvs. || clavdivs. defovrneav. || beatoe.

MARIOE. DE. || BONO. PORTV. PROFESSVS. || HVIVSCE. DOMVS. PROCVRATOR. || OBIIT. DIE. IA. IANVARII. 1773. || ANNO. OETATIS. SVOE. 70. || PROFES. SIONIS. 40. || SACERDOTII. 37. ||

reqviescat. pace || {tête de mort, tibias en sautoir).

90 Dans la nef, à droite :

D. O. M. || Hic Jacet || Domnus Joannes || Baptista Deletre || HuJusce Domus

-(t) Je respécte toutes les fautes d’orthographe et erreurs de lapicide.

(2) Antonius Bernardus.

Procurator || De Landesio ProFessus obiit 27 || Die octobris 1773 cetatis || Suce 37. ProFessionis 17 || liequiescat In Race || Amen.

io° Au milieu de la nef :

D. O. M. || Hic Jacet j| Domnus Franciscus || Rogier Septem Annis || Hu Jusce Domus Prior II De Bello Becco ProFessus || Sacrœ Facultatis Parisiensis || Baccala°reus oBiit Die || Tertia Decemberis 1773 || Anno œtatis suce 64 || Pro Fessionis 40 I Requiescat in Face || Amen

ii° Tout en bas de la nef, devant les orgues :

4, |j D. O. M. j| ICY REPOSE || LE CORPS d’aGLAÉ || JACQUELINE EMILIE || JOURDAIN NÉE A AMIENS || LE 9 AOUST 1 764, ÉPOUSE DE || FRANÇOIS ADRIEN ROMANET || BONNE FILLE, BONNE ÉPOUSE, BONNE |] MERE, BONNE, SOEURE, BONNE AMIE ELLE || MOURUT EN BONNE CHRÉTIENNE, A || VALLOIRES LE 6 OCTOBRE l8o3, || LAISSANT 3 ENFANTS EN BAS AGE || SON MARI LUI A FAIT GRAVER || CETTE PIERRE PRIEZ DIEU || POUR LE REPOS DE ||

SON AME DE PROFD,s || REQUIESQUAT || IN PACE || * .

12° Un peu plus haut; pierre plus grande :

|| Icy Repose || le corps D’ambroise |] Léopold Jou'dain Delelo»" || NÉ a Amiens le premier mars mil || sept cent vingt huit décédé a || Valloirs le vingt

QUATRE NOVEMBRE II MIL HUIT CENT HUIT il FUT BON FILS BON II EPOUX ET BON PERE IL

s’OCCUPPA II CONSTAMENT DU SOIN DE FAIRE LE || BIEN SES ENFANS AFFLIGÉS || ONT

CONSACRÉ CETTE || PIERRE A SA MEMOIRE || PRIEZ DIEU POUR || LE REPOS DE || SON AME.

i3° Plus haut dans la nef :

* || ci gît || Jean Baptiste Joseph Ghilain || Leleux || NÉ a Wodecq le 10 Mai 1757 || Province de Hainaut Diocèse de Tournai || Il Forma L’Etablissement || De la Société du Fort Lillo a Mons en 1800 || Vint Avec Elle en 1817 a Valloires ou il mourut ! le 19 Avril 1825 Agé de 68 ans. || Requiescat in pace.

A Vingt Neuf Ans Leleux Quittant le Monde Plus Que Jamais S'Attachant a Son Dieu Et le Servant en Tout Temps en Tout Lieu Travaille et Vit dans Une Paix Profonde Bientôt il Forme Une Société Obéissance, Ardente Charité Juste Profit Né d'un Labeur Utile Voila sa Règle Elle Est Dans l’Evangile Il Gouverna Toujours Avec Douceur Pour Ses Sujets II Fut Toujours Un Frère Un Ami Sur, Toujours Un Tendre Père Auprès de Dieu Qu’il Soit Leur Protecteur.

(Tête de mort , tibias en sautoir).

Pour en finir avec l’épigraphie de Valloires (1), il faut citer la plaque de cuivre placée contre le mur intérieur du transsept nord, et commémorant la consécration de l’église actuelle, le 5 septembre 1756 :

(1) Je ne crois pas nécessaire de reproduire ici la liste des armoiries qui se trouvaient sur les vitraux de l’ancienne église, et que j’ai publiée dans les Mémoires de la Société d' Emulation d'Abbeville, t XXII, sous presse’, d’après le voyageur de 1697.

Anno Reparatæ Salutis MDCCLVI Die vero Va Septembris Benedicto XIV Pontifice Maximo Francisco 1° imperante Ludoyico XV0 Benedilecto Féliciter Régnante sub invocatione B* Mæ Virginis et STI Martini Confessoris novum Hoc Templum Dedicavere ac In Solidum consecravere Jllustrissimi Ecclesiæ Præsules dd. Ludovicus Gabriel Franciscus La Motte Dorleans Josephus de Pressis et Franciscus Joannes Montlouet Ambianensis Boloniensis et Audomarensis respective qui authentico in Pergameno

SUBSCRIPSERUNT CUM INFRA SIGNATIS DE CoMITATU VEL TESTIBUS UT SEQUITUR

F. La Guette Abbas Clarismarisci F. Tholiez Abbas Dommartinensis F. Crepin Abbas Sti Andreæ in Nemore De Pronville Prior Sancti Georgii Ordinis Sti Benedicti Deleforge canon. Audomarensis Thoullet De Maison Cantor et Canon. Ecclesiæ Sti Wlfrani Clement Capellanus Eccleslæ Morin. Boloniensis et A secretis Jllust. Episcopi Boloniensis Hacot Pastor Ecclesiæ Sti Firmini Monstroliensis Duval Curatus Sti Georgii Et Decanus Xtis Abbavillensis DHiermon Canon. Lilleriensis Ludovicus Roques De Gardo.

De Brante Abbas Sti Acheoli Vie. Gen. Ambian.

S. Sauveur Abbas a Sto Joanne De orbesterio Arch. Amb. Vie. Gen.

De Modene Archid. Ambian.

Canon, et Vie. Gen. Ambian.

Groux Vie. Gen. Audomar.

Hacot Decanus Ecclesiæ Monstroliensis F. Carton Longovillariensis Caron Canon. Ecclesiæ ST‘ Firmini Ambianensis Hourdel Capellanus Centulensis Ninous Prior Curatus de L’Epine Guillemin Prior De Gardo Gaudrillet Prior De Longovillari Hemart de Claromarisco.

Marsay de Rallat Brigadier des armées du Roy Lieutenant Colonel Commandant le Régiment de Cavalerie de LEnnoncour

F. Antonius Bernardus

Comeau Prior de Valloliis

Vie. Gen. Ordinis Cisterciensis in Picardia

F. Josephus Midan Supprior

F. Ludovicus Baudouin Senior

F. Antonius Desfourneaux Procurator

F. Robert curatus

F. De la Croix Cellerarius Minor

Simon Pfaff Sculptor Figurarius

F. Jgnatius Hebert Cellerarius

F. Demullet Receptor

F. Dubois Sacrista

F. Lenglart Granatarius

F. Morelet

F. Morelet Junior

Maurice Canonicus Sti

Nicolai Ambianensis Prosecretarius

Jqe Stallin f. (i).

(i) J’ai omis de noter, page 192, que Jacques Godart de Beaulieu, rédigeant en 1713- 17x5 le Cartulaire de la seigneurie d’Argoules, parle de « l’abbaye de Valloiles (sic), dont les batimens neufs et superbes font un bel aspect ». Aurait-il ainsi qualifié les bâtisses de l’abbé Martineau? Faut-il croire que l’abbaye actuelle était déjà construite et que la vue à vol d’oiseau, dédiée vers 1716 au prieur Dora Maillard, représente des bâtiments déjà terminés et non pas seulement projetés, comme je l’avais cru? Mais alors, à quoi correspondent les plans de 1730-1738? Je suis perplexe et ne sais que résoudre, n’ayant pu consulter ces plans, que je ne connais que par une note du P. Beaumert.

route d'Argoules.

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