RE. ET CVRE. DE
CAIX. ET. FLORANS
RINVI. MARGVELIER.
En dehors de l'église, dans l’angle formé par la tour et la façade, se trouve une croix bien plus ancienne que l'église elle-même, et qui a dû être rapportée là après coup.
Elle se compose de trois paliers superposés en forme de piédestal, qui supportent une base épaisse en grès dur, à peine dégrossie, haute d'environ deux pieds.
La colonne qu'elle portait n’est plus sur son socle, elle gît par terre. C'est une colonne octogone, d’un seul bloc ayant 2"’7o de hauteur, rappelant singulièrement les colonnes en marbre noir de Tournai. Un chapiteau à quatre faces la surmonte, taillé dans le monolithe, avec son astragale. Il offre aux quatre angles une feuille de plantain sans crochets; une feuille semblable, mais plus petite occupe les faces. C’est un type roman antérieur de deux siècles au moins aux parties les plus anciennes de l'église de Caix. Sur la corbeille se remarque la place du scellement de la croix qui a disparu.
Ce reste vénérable mériterait plus de soin qu’on ne lui en accorde maintenant.
Des objets de l’âge du bronze ont été découverts à Caix, par M. Leblan. Une notice a été présentée à ce sujet par M. Garnier dans la séance de la Société des Antiquaires de Picardie, du 24 juillet 1 866.
L’autel de Caix fut compris dans la donation faite à Li lions par Enguerran de Boves et ses frères; cette donation est rappelée dans deux chartes, l'une de Guarin, évêque d’Amiens, au 18 des kalendes de décembre 1 1 3 1 ; l'autre de Barthélemy, évêque de Laon, du 4 des mêmes kalendes (Cartul. de Lihons). C’est l'indication qu'une église existait à Caix au xiic siècle, comme nous l'avons dit en commençant.
Dans un dénombrement de la châtellenie de Caix, membre du marquisat de Feuquières, fourni le 3 octobre 1708, par messire Antoine de Pas, on lit que le château-fort de Caix fut brûlé en 1400. Il en reste à peine aujourd'hui quelques vestiges.