‹ La Picardie historique et monumentale (volume 5)Chapitre 12 sur 34 · AILLY-SUR-NOYE · texte numérisé non relu

AILLY-SUR-NOYE

Ailly-sur-Noye ne possédait de curieux que son église du xine siècle qui a fait place il y a une dizaine d années à un édifice neuf. Heureusement nous avons pu l'étudier et la photographier avant sa disparition. Nous ne possédons aucun document sur son histoire; toutefois une charte dont la date se place entre 1141 et 1 144 (1) nous apprend qu'il existait dans ce pays une cure dont les clercs de Corbie disputaient le tiers à l'abbaye de Saint-Fuscien. Une transaction en assura la paisible possession à cette dernière moyennant le paiement d'une rente de 5 sous payable à Corbie le jour de la fête de Saint-Remi.

Au xviiic siècle les déclarations recueillies par M. Darsy (2) nous montrent que l’abbaye présentait encore à la cure d’Ailly.

A défaut de titres anciens, le style du monument édifiait suffisamment sur son âge et nous inspire le vif regret d'avoir perdu avec lui un des rares spécimens des églises du xme siècle que possédait encore notre département.

Orientée de l'ouest à l'est, l’église d'Ailly était assise sur le penchant d'une colline qui borde la vallée. Son axe suivait la pente de sorte que le chœur était légèrement enterré, tandis qu’à l'entrée six marches séparaient le sol de la nef de celui d'une terrasse sur laquelle s'élevait la façade et d'où il fallait encore descendre dix-neuf marches pour atteindre la rue.

Aussi dans cette situation avantageuse le clocher, qui se dressait au-dessus du portail principal, dominait-il tout le bourg dont l'artère la plus importante s'étendait à ses pieds jusqu’à la rivière. Il s'était malheureusement écroulé en 1870 entraînant dans sa chute les murs du pignon des bas-côtés et l’on avait été obligé de clore l’église d'un mur uni fort laid.

Le plan général comprenait une nef non voûtée flanquée de deux bas-côtés également sans voûtes, ouvrant sur trois portails, un transept voûté sur croisée d'ogives ne débordant pas les bas-côtés et un chœur de trois travées terminé par une abside à trois pans.

Voici les dimensions principales de chacune des parties du monument :

Longueur totale dans œuvre . 34m7o

Largeur » . 2im3o

L’édifice était en pierre de pays. Pour les soubassements et les parties dures on avait employé la pierre du Chaussoy. L’appareil était régulier, quoique la hauteur des assises variât, et se composait de pierres ayant en moyenne 25 ou 28 centimètres de hauteur posées.

Le mur latéral de gauche était sur une partie de sa base en grès de proportions plus grandes. La nef principale comprenait trois travées sans compter le porche qui occupait le bas du clocher; elle était couverte d'un berceau de bois en anse de panier qui reposait sur les murs latéraux; elle communiquait avec les bas-côtés par des arcades en tiers point dont le cintre était doublé et dont les

(1) Arch. départ., Fonds de Saint-Fuscien, 3e tiroir, icr carton.

(2) Bénéfices de l'église d’Amiens, t. I, p. 378.

archivoltes retombaient sur des colonnes rondes. Les arcades du côté gauche et par conséquent les colonnes qui les supportaient étaient beaucoup plus basses que celles du côté droit. De plus, dans une même rangée les colonnes variaient de grosseur. A gauche, la première près de l'entrée mesurait im33 de diamètre, la seconde n’avait plus que r’266m“. A droite, la première avait im 19 1 la deuxième

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Les colonnes de droite ne possédaient point de base et leur fût posait directement sur une plinthe octogonale, dont l'arête supérieure était abattue par un large chanfrein à la deuxième colonne et remplacée par une gorge à la première. Les colonnes de gauche avaient pour base un ressaut chanfreiné posant sur des socles carrés aux angles desquels elles étaient reliées par des feuilles grossièrement sculptées remplissant l'office de pattes. Une demi-colonne adossée au pilier du transept de ce côté et qui recevait l’extrémité de l’archivolte de la dernière travée avait en guise de patte l’avant-corps d’un lézard.

Les chapiteaux peu élevés (ceux de gauche avaient un bon tiers de moins que ceux de droite] étaient infundibuliformes. Leur tailloir suivant le profil des archivoltes qu’il supportait présentait à chaque coin un angle rentrant bordé de deux pointes sous lesquelles venaient s’arrondir dans la corbeille deux crochets ou l'extrémité de leurs feuilles. Tantôt les crochets réunis ainsi deux à deux rappelaient les cornes du chapiteau classique, leurs bases descendaient jusqu’à l’astragale et une petite feuille s'étalait dans l'espace restreint qu’ils lui laissaient entre eux : tantôt le crochet, en prenant naissance plus haut, abandonnait à des feuilles de trèfle judicieusement espacées, tout le pourtour de la corbeille. L’ornementation du chapiteau de la demi-colonne engagée dans le pilier du transept à gauche était plus archaïque. Son astragale était en zigzag, et formée d'un listel chanfreiné.

Les tailloirs de nos chapiteaux se composaient les uns d’un cavet surmonté d’un listel, les autres d’un bandeau chanfreiné ou d’un tore surmonté d’un listel.

Les colonnes ressemblaient beaucoup à celles de Guerbigny (1).

Entre les deux contreforts à trois retraites du clocher, une arcade dont l'archivolte présentait à l'intérieur de la nef un bandeau plat couronné d'un tore et d’un bandeau plus petit, ouvrait 1 accès du porche formé par 1 étage inferieur de la tour du clocher. Ce porche était voûté sur une croisée d’ogives dont les branches retombaient sur de petites colonnettes placées dans les angles et munies de chapiteaux à deux rangs de feuillages. Les bas-côtés étaient couverts d’un plafond et possédaient une toiture distincte.

Le mur septentrional était percé de trois petites fenêtres de 60 à 65 centimètres de large sur im8o environ de haut, amorties en arc brisé, et qui, bien qu’espacées symétriquement entre elles, ne correspondaient pourtant point aux arcades : à l’intérieur leur ébrasement était lisse, à l’extérieur leur ébrasement évasé était interrompu dans son milieu par un onglet. L appui était en talus se confondant à sa partie inférieure avec le plan d'un larmier qui s’étendait sur tout le mur jusqu'au transept. Sur la même longueur régnait un cordon mouluré d une doucine surmontée d’un quart de rond placé à la hauteur des impostes et contournant les archivoltes des fenêtres.

Enfin une corniche des plus simples formée d'un petit bandeau chanfreiné couronnait le mur.

Le bas-côté gauche était encore éclairé par un ocuius percé dans le pignon de façade.

(1) V. plus haut, p. 49 la planche dans le texte représentant la vue intérieure de la nef de cette église.

Dans le mur méridional s'ouvraient deux grandes fenêtres de \mrj5 à im8o de large, amorties en arc brisé et que des meneaux, dont on voyait encore la naissance, divisaient sans doute en deux lancettes géminées surmontées d'un trèfle, semblables à celles des fenêtres du chœur.

Les arêtes de leurs pieds droits abattues avaient fait place à une gorge suivie d'un onglet et d'un chanfrein.

Le mur de droite était couronné d’une corniche composée d’un cavet et d'un bandeau étroit, portée par des corbeaux qui avaient conservé la physionomie romane-, également formés d’un bandeau et d’un cavet ils abrilaient dans ce dernier une billette ou une tête de clou, quelquefois ces motifs répétés deux fois, sans qu’ils occupassent néanmoins toute leur largeur. On y voyait même une tête humaine.

Enfin une petite porte en arc brisé s'ouvrait contre le mur du transept.

Le pignon du bas-côté droit devait offrir un oculus semblable à celui du bascôté gauche, mais au xvc siècle on y avait pratiqué une ouverture plus vaste et établi une fenêtre divisée en deux par un meneau surmonté d’un remplage flamboyant.

Il était facile de se rendre compte de cette opération en examinant le mur de façade.

Le transept, dont les bras ne dépassaient point l'alignement des murs des bas-côtés, s'accusait toutefois nettement par une hauteur un peu plus grande, sans doute destinée à suivre le mouvement général du terrain, et par les contreforts dont les uns continuaient ses murs à l’extérieur du bras gauche, tandis qu’un autre se présentait de biais à l’angle sud du bras droit. Chacun des murs sis à l’est et aux extrémités était percé d'une lancette à ébrasement lisse tant à l'intérieur qu’à l'extérieur.

Le mur extrême du bras gauche avait été exhaussé d’un pignon percé d'une fenêtre dont la forme rappelait le xvne siècle.

Les angles formés par la rencontre du transept, de la nef et du chœur avaient été remplis d’une maçonnerie qui donnait à leur intersection l’aspect de piliers. Le transept tout entier était voûté sur croisée d'ogives, mais leurs branches différaient de forme dans chacune de ses parties ; celles du bras gauche étaient profilées d’un tore en amande appliqué sur un bandeau plat qui le débordait, elles

Ailly-sur-Noye. — Fenêtres du bas-côté septentrional.

retombaient sur des corbeaux représentant des têtes grossièrement sculptées et placées dans chaque coin. Celles de la croisée centrale portaient sur une saillie du mur du chœur; leur profil était composé d'un tore taillé en amande et accosté

de deux gorges.

Les nervures du bras droit offraient la forme prismatique qui caractérise le xve siècle.

Le transept communiquait avec la nef et les bas-côtés par des arcades doublées dont les arêtes étaient abattues. Des arcades beaucoup plus étroites permettaient de passer de chacun de ses bras dans la croisée centrale. Enfin le chœur s'ouvrait directement sur cette dernière; et son entrée n'était délimitée que par le doubleau antérieur de sa première travée, porté sur un corbeau et formé d'un large bandeau plat.

Cette première travée, de plan barlong, était de la même hauteur que le transept, mais sa largeur excédait celle du reste du chœur; elle était voûtée sur croisée d’ogives composée de deux tores bordés d'un cavet et séparés par un listel se présentant en biseau. Un doubleau simple retombant sur des corbeaux en retraite sur leur dernier claveau et placé à un niveau plus élevé que ceux qui portaient le doubleau antérieur, terminait cette travée au-delà de laquelle, s'étendait le sanctuaire.

Ce dernier comprenait lui- Ailly-sur-Noye. — Fenêtre de l’abside. même deux travées barlongues

suivies d'une abside à trois pans.

La première était close de murs aveugles et voûtée sur croisée d’ogives. Le doubleau qui la délimitait vers l’abside était torique, taillé en amande, bordé d’une gorge et semblable à toutes les ogives de cette travée et du reste du chœur. Il retombait, ainsi que les extrémités des ogives, sur une colonnette adossée à un pilastre munis de chapiteaux distincts, mais réunis sous le même abaque carré, composé d'un bandeau plat et d'une baguette. A l'extérieur le doubleau était contrebuté par un contrefort amorti en talus.

La seconde travée était réunie à l’abside sous le même système d'ogives dont les six branches aboutissaient à une clef de voûte ronde, ornée de feuillages. Toutes ces ogives étaient portées par des colonnes semblables à celle que nous

venons de décrire, mais adossées uniquement dans l’angle de la muraille dont le chapiteau se présentait de biais et contrebutées par des contreforts à deux ressauts situés dans l'axe des angles du chœur. Des formerets se voyaient au fond de chaque lunette. Les trois pans de l’abside étaient percés de fenêtres d'une élégance simple, amorties en cintre brisé et divisées par un meneau chanfreiné en deux lancettes surmontées d’un large trèfle dont le pourtour était dessiné par un membre de même profil.

A l’intérieur, ces bases profondes avaient un ébrasement lisse ; et leur appui formait talus.

A l'extérieur elles étaient encadrées de colonnettes entre deux gorges, dont la base était placée à une certaine hauteur de l’appui, et qui, outrepassant un petit chapiteau, se rejoignaient au sommet. Une moulure en doucine surmontée d’un quart de rond dessinait leur archivolte.

La fenêtre du fond avait été crevée pour faire place à un horrible tambour de briques permettant d’abriter sous un transparent la statue de saint Nicolas et les murs de l’abside avaient été couverts d'un lambris de mauvais goût.

Le mur droit de la dernière travée du chœur possédait aussi une fenêtre de même forme que les autres, mais dont les deux lancettes, avaient été remplies à une époque qui paraissait ancienne d’une maçonnerie où l'on avait ménagé une simple lancette et au-dessous un talus.

En avant de la nef s’élevait une tour carrée sous laquelle s’ouvrait le grand portail. Les deux murs de pignon des bas-côtés étaient également percés chacun d'un portail.

La tour du clocher était flanquée sur chacune de ses faces de deux contreforts perpendiculaires à cette face.

La photographie d'après laquelle nous sommes obligés de décrire la tour, nous montre les contreforts ouest à sept retraites.

La tour avait trois étages. Le rez-de-chaussée voûté sur croisée d’ogives formait un porche intérieur en avant de la nef avec laquelle il communiquait par une arcade brisée assez large. Les nervures toriques de sa voûte étaient portées par des colonnettes placées dans les angles et dont deux rangs de feuillages ornaient les chapiteaux.

A l’ouest, un cintre brisé à trois voussures profondes abritait le portail surmonté d un tympan en maçonnerie pleine et occupant tout l’espace compris entre les deux contreforts, Il formait ainsi une espèce de second porche extérieur.

Les moulures toriques de son archivolte retombaient sur trois colonnettes placées en letraite les unes des autres, dont les chapiteaux étaient garnis de deux rangs de feuillage. Un gable le dominait; ses rampants présentaient des crochets ; et dans la maçonnerie au-dessus de l’arc brisé de l’archivolte du portail, un trèfle à pétales aigues, était évidé.

Des arcatures aveugles avec de petits gables, décoraient la face antérieure des contreforts au-dessus de leur premier ressaut. Le 2e étage de la tour était éclairé par une toute petite ouverture carrée, enfin dans le troisième étage, une grande baie en cintre brisé, divisée en deux par un meneau et surmontée d'un oculus, permettait aux cloches de répandre librement leurs sons. Des colonnettes encadraient cette baie et se prolongeaient au-delà de leurs chapiteaux à un rang de feuilles pour contourner l’arc brisé. Trois autres colonnettes ornaient de la même manière les pieds droits et le meneau des deux lancettes de la fenêtre. Une corniche à crochets sculptés couronnait la tour sur laquelle devait sans doute s’élever une flèche de pierre.

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Les portails latéraux, excentriques par rapport au pignon dans lequel ils étaient percés, reproduisaient les mêmes dispositions, mais n'offraient que deux voussures. Ils étaient dépourvus de gables, et un simple cordon sur le mur de façade surmontait leurs archivoltes.

Au-dessus de celui de gauche, un oculus dont l’ébrasement était orné d’une d'un listel et extérieurement d’un cordon. Les rampants nus du pignon

aboutissaient à un fleuron.

La même disposition devait exister dans le pignon de droite, mais fut remplacée à la fin du xvc siècle par une fenêtre flamboyante, comme nous l’avons dit plus haut ; et son talus inférieur descendait presque jusqu'au sommet de l'archivolte du portail.

L’intérieur offrait deux détails intéressants : une jolie piscine dont le style accusait le xv" siècle. Elle avait été pratiquée dans la maçonnerie remplissant au bout du bascôté droit l'angle formé par le mur de la nef et celui du transept.

La saillie de sa cuvette hexagonale était supportée par le buste d’un ange aux ailes éployées.

Elle était logée dans une niche élevée dont les pieds droits étaient ornés de moulures prismatiques terminées par deux étages de pinacles à crochets et qui s'amortissait en arc infléchi, surmonté d’un fleuron de choux frisés.

Un dessin de Duthoit nous a f n„, ..i, y/,,.., conservé le souvenir de l’ancien

bénitier.

La statuaire comprenait une statue en pierre de saint Jean-Baptiste, de i m 1 3 de haut. Le saint est représenté vêtu d’une tunique en peau de bêtes, à manches courtes; un manteau dont le bord inférieur est orné d’une broderie sobre est jeté sur ses épaules et passe sous son bras droit. Saint Jean le relève de la main gauche tout en tenant un livre fermé sur lequel est assis un agneau. 11 découvre l’une de ses jambes qui sont nues.

La tête assez finement traitée a une expression de gravité religieuse.

Cette statue ressemble d'une manière frappante à celle du même saint qui décore l'un des contreforts du clocher de Saint-Germain, à Amiens.

Une sainte Barbe en pierre, à peu près de la même époque, une Notre-Dame de Pitié du même âge et un Eccc Homo accompagné d'un donateur et de sa femme, ne nous ont point paru mériter de mention. Trois écussons décoraient le socle, de YEcce Homo. L’un de ces écussons était celui de France, le second, celui de François de Halluin évêque d’Amiens, de i5oi à i5o3, enfin, le troisième

portait : d'azur à la fasce d'or, chargée de trois merlettes de sable et accompagnée de trois besans d'or, deux en chef et un en pointe.

Un bas-relief encastré dans le mur du bas-côté droit au-dessous de la première fenêtre, a été transporté dans la nouvelle église où il occupe la même position. Encadré d'architectures, il est divisé en trois panneaux par des colonnettes adossées l’une à l’autre et séparées par un contrefort se présentant de face. Il est couronné dans toute sa longueur par des arcades gothiques trilobées. Chacun des panneaux des bouts en comprend quatre. Dans celui du milieu, les deux arcades centrales sont remplacées par un arc plus élevé et d’une largeur double qui permet au sujet représenté dans cette partie de s'étendre jusqu'au sommet.

Ce sujet est le crucifiement. Saint Martin donnant à un pauvre la moitié de son manteau, occupe la partie droite; dans celle de gauche, le donateur à genoux est présenté au Christ en croix du panneau central par saint Jean-Baptiste, reconnaissable à sa tunique de peau de bête et à l’agneau qu’il porte. Tous les personnages qui figurent dans ces groupes sont abîmés.

Arrivons enfin au monument qui fait la richesse d’Ailly-sur-Noye, au tombeau de Jean de Luxembourg, bâtard de Saint-Pol, dit Hennequin, seigneur de Hautbourdin, conseiller et chambellan du duc de Bourgogne, chevalier de la Toison d'or « lequel, dit Olivier de la Marche (i), fut de son temps moult beau chevalier, saige, vaillant et redoubté en armes, homme de conduicte et qui beaucop avoit veu de la guerre, homme expérimenté de François et d’Angloix, chevalier de l'ordre de la Thoison d’or, et l'ung des renommés de son temps », et de sa femme Jacqueline de la Trémouille.

Il est en pierre bleue qui paraît venir de Belgique et se compose d’un coffre de 2m45 de long sur im27 de large, sans compter le socle sur lequel il est placé. Sa hauteur, y compris ce socle, est de 98 centimètres. Cinq pleureurs abrités sous des arcades occupent sa grande face, et trois autres, chacun des bouts. Les écoinçons qui séparent le sommet des arcades sont remplis de fleurs et de feuillages variés. Le coffre est surmonté d’une dalle de i5 centimètres d épaisseur, non compris les reliefs, qui le déborde de 9 centimètres et demi. Les bords de cette dalle sont biseautés.

Elle porte, sculptées en demi-relief les statues des deux époux dont toute la

(1) Mémoires, édition de la Société de l'Histoire de France. Paris, Renouard, in-8", 1884, tome II, p. 21.

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