‹ La Picardie historique et monumentale (volume 5)Chapitre 26 sur 34 · ET ONT LAISSÉ POVR LE Y R HÉRITIÈRE FRANÇOISE DE SOYECOVRT · texte numérisé non relu

ET ONT LAISSÉ POVR LE Y R HÉRITIÈRE FRANÇOISE DE SOYECOVRT

CE MON YM E NT ÉRIGÉ: PAR LA PIÉTÉ ET LES SOINGS DE MADAME MARIE RENÉE DE LONGVEIL,

MARQV1SE DE SOYECOVRT.

PRIEZ DIEV POVR LEVRS AMES.

Au bas de cette inscription sont gravées les armes de la maison de Soyecourt avec ses alliances.

On remarque au-dessous de chacun des deux chevaliers agenouillés sur les côtés du monument, une plaque de marbre noir, de forme ronde, séparée par un cercle de pierre des deux bandes de marbre rose veiné de blanc qui lui servent d’encadrement. Ces deux plaques ne portent aucune inscription.

Les trois frères qui sont ici représentés, moururent sans alliance et avant leurs père et mère. L’aîné, Maximilien, que l’on voit à droite, périt le jeudi 14 avril 1 583, dans une rencontre, rue Saint-Honoré, à Paris, près de la Croix du Tiroir, en combattant pour le seigneur de Mouy, son parent « et bon ami », contre Maurevert et ses gens (1).

Ce Maximilien de Soyecourt était gentilhomme ordinaire de la chambre du roi. Sa dépouille mortelle n’est pas à Tilloloy. 11 fut inhumé dans la chapelle des Jacobins de Compiègne. Selon la demande qu « à sa mort il avait prié M. Benoist, curé de St.-Eustache de Paris, de transmettre à ses parents, un mémoire de luy » fut aussi érigé en la chapelle Notre-Dame de l’abbaye de Corbie, « en laquelle sont gissant plusieurs de ses prédécesseurs », dit un acte de iy5g (2).

L'un des deux autres frères trouva la mort près d’Amiens, dans l’une de ces rencontres si fréquentes au xvte siècle.

Derrière le mausolée que nous venons de décrire, deux plaques de marbre noir encastrées dans la muraille, portent des inscriptions d'un grand intérêt pour notre histoire locale.

Elles concernent Maximilien-Antoine de Belleforière de Soyecourt, grand veneur de France, qui acheva la construction du château de Tilloloy où il reçut plusieurs fois Louis XIV, dont on montre encore la chambre. Ce fut lui qui mit Molière au courant des termes de la vénerie, avant que le poète composât sa comédie Les Fâcheux.

Voici ces inscriptions :

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