ACTE DEUXIEME. 2;J
IRMA
Ne te fâche pas, mon petit ! c'est pour rire. (Elle se lève
tenant ia bouteille d'nne main et son verre de l'autre). Tu eS jol'., Joli.. .
dans les intervalles de ton tic.
Pauline.
A la bonne heure ! mettons les coudes sur la table et disons des bêtises ! on va se croire aux Provençaux... Je me sens renaître.
MONTRICHARD, & part.
La nostalgie de la boue.
irhâ.
On ne voit pas clair ici ! Moi, je n'aime pas dire des bêtises dans l'obscurité.
Elle donne la bouteille à AdoJpLe.
HONTRICHARO.
On pourrait se blesser.
PAULINE, prenant uue bougie au candélabre de la table.
Allumons toutes les chandelles. Aidez-moi, Montrichard.
MONTRICHARD
Je ne sais pas combien il y en a, mais tout à l'heure Irma en verra trente-six.
ADOLPHE
J'en vois déjà quinze pour ma part.
Pauline et Montricbard montent sur les fauteuils aux coins de la cbemince et allument les torchères de chaque côté du portrait.
IRHA.
Tiens, une peinture ! Qu'est-ce que c'est ?
PAULINE
C'est Un baromètre.
IRMA
Il ressemble à la vieille dame, ce baromètre.
MOXTRICHARD, à Pauline.
Hem !.... si elle rentrait dans ce momenl-ci !
PAULINE
Qu'ils rentrent tous ! qu'ils me donnent leur malédiction avec mes cinq cent mille francs, et je les liens quittes du reste.
ADOLPHE, quia pris la place de Monlrichanl.
Je demande la permission de porter un toast.
IRMA, descendaut à droite.
Vous l'avez, mais tâchez d'être convenable.
MONTRICHARD
Attendez-nous. (Arrivé près de la table.) NoUS VOUS éCOUtODS. ADOLPHE.
Au sexe enchanteur qui fait le charme et le tourment de l'existence, en un mot aux dames !
MONTRICHARD
Vous allez an peu loin, monsieur Adolphe.
IRHA.
Oui, c'est risqué.
PAULINE
Cela sent son homme à bonnes fortunes.
ADOLPHE
Oh! madame...
MONTRICHARD
Vous devez en avoir furieusement ! Un homme est si exposé au théâtre !
ADOLPHE, fat.
Ce ne sont pas les occasions qui me manquent, je l'avoue.
MOXTRICHARD.
Qu'est-ce qui vous manque donc, mon Dieu?