‹ La pierre de toucheChapitre 163 sur 295 · ACTE TROISIEME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIEME

BAUDEL.

Je VOUS en fais juge, madame ; puis-je sacrifier un mariage aussi raisonnable à un amour sans espoir?

PAULINE

Vous vous hâtez bien de le croire sans espoir.

MONTRICHARD

Il est si modeste !...

BAUDEL.

Je vous jure, madame, que, si j'étais aimé, je renoncerais avec transport à tout le reste.

PAULINE

Êtes-vous sûr de ne pas l'être ?

BAUDEL, les yeux baissés.

Je pars à trois heures; cette personne le sait, m ;io attache quelque prix à mon affection, elle dictera mon refus aux offres du notaire... Je ne sortirai pas de chez moi.

MONTRICHARD, à part.

Il a une façon piteuse de casser les vitres qui me réjouit.

BAUDEL.

Si je ne vois rien venir, c'est que mon mariage lui est indifférent; et vous avouerez alors, madame, que j'ai raison de me marier.

C'est à la fois chevaleresque et mathématique.

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