‹ La pierre de toucheChapitre 42 sur 295 · ACTE DEUXIEME. C · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME. C

llorins de rente qui vous tombent du ciel sont bien faits pour bouleverser les idées d'un pauvre diable... de celui-là surtout. Je ne l'ai vu qu'un moment, mais je suis édifié sur son compte. 11 a une vanité!...

LA MARGRWE.

Quel parti pouvons-nous tirer...?

LE BARON

Vous n'entrevoyez rien, vous?

LA MARGRAVE

Non.

LE BARON

Il est très-gentil, ce petit Milher.

LA MARGRAVE

Vous croyez?

LE BARON

Très-gentil! Il me rappelle mon fils, mon pauvre Christian. Ne trouvez-vous pas qu'il lui ressemble ?

LA MARGRAVE

Pas du tout!

LE BARON, finement, lui prenant ia main.

Je vous assure que si.

Ah! ah!

LE BARON

Oui! — Et savez-vous que, s'il était gentilhomme, ce serait un parti superbe?

LA MARGRAVE

C'est possible... c'est vrai... vous avez raison!

LE BARON

Or çà, chère margrave, nous nous sommes fait la guerre, et nous savons ce qu'il nous en coûte...

LA MARGRAVE

Voici ma main.

LE BARON

Voici la mienne. Nous sommes gens d'honneur...

LA MARGRAVE

Le traité d'alliance est signé.

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