ATTACHEMENT DELICAT D UN FTLS POCR SA MÈRE
Sous la dynastie des Han, un enfant, nommé Han-Pe-Yn, adorait sa mère, qui, tout en étant excellente pour lui, n'oubliait pas de le corriger quand il avait manqué à quelques-uns de ses devoirs. — Un jour qu'il avait commis une faute assez grave, sa mère, prenant une verge, lui en administra quelques coups. Han-Pe-Yn, après cette sévère correction, versa tant de larmes et éprouva un tel chagrin, que sa mère, frappée de le voir dans un pareil état, s'empressa de le consoler par les plus tendres
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caresses. — Comme il continuait de pleurer abondamment, elle lui en demanda la raison. « Hélas! ma chère mère, lui répondit Han-Pe-Yn, ne croyez pas que, si je suis aussi affligé, c'est à cause du juste châtiment que j'ai reçu. — Non, — je reconnais que je l'ai bien mérité, mais ce qui me désole, c'est de voir que votre main n'a plus la même force qu'autrefois, et que c'est sans doute ma mauvaise conduite qui en est la cause. — Veuillez me pardonner, ma bonne mère, je vous promets dorénavant de ne rien faire qui puisse exciter votre colère et, par suite, abréger ces jours qui me sont si chers. »
C'est ce même Han-Pe-Yn qui, parvenu à l'âge adulte, ayant eu le malheur de perdre sa mère, eut une douleur telle qu'il ne put plus manger aucun aliment, et finit par tomber
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dans un état de langueur très-dangereux. Les médecins désespéraient déjà de le sauver, quand sa mère, lui apparaissant en rêve, lui dit : « Mon cher enfant, tu ne dois pas te laisser accabler par le chagrin. Tu as des devoirs à remplir ici bas, et tu me ferais de la peine en les négligeant. »
Elle lui indiqua ensuite ce qu'il devait faire pour se guérir et disparut.
Han-Pe-Yn se rétablit promptement, et vécut jusqu'à un âge très-avancé, entouré de ses nombreux enfants, qui le rendirent le plus heureux des hommes.
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