PIETE FILIALE I) UN EMPER1 I R
Sous la dynastie des H an, Lieou- Ken, troisième fils de l'empereur Kao-Tsou, eut pour sa tendre mère, dès sa plus tendre enfance, une affection qui surprit tout le monde.
Jamais il ne reçut d'elle le moindre reproche. Obéissant, dévoué et caressant, il fut le modèle des fils. — Lorsqu'il monta sur le trône, sous le nom de Ouen-Ty (l'empereur lettré), il redoubla de soins et d'attentions pour sa mère. — Malheureusement, il ne put l'empêrfier de tomber malade. — Ses inquiétudes, pendant les années que dura la maladie, ne pourraient s'exprimer. — Il passait
presque toutes les nuits auprès de son lit, sans même songer à changer ses vêtements d'apparat. — Il fit venir les médecins les plus habiles de toutes les parties de l'empire et goûtait chaque remède qu'on prescrivait à l'auguste et chère malade. — Le jour que son rétablissement fut complet, il fit proclamer une amnistie en faveur de tous les condamnés et ordonna des distributions d'argent et de vivres aux malheureux dans tout l'empire. —
Le ciel récompensa la piété filiale de Ouen-Ty. — Son règne fut aussi heureux que long. — Après sa mort, on lui donna le titre de Miao-Hiao (piété filiale merveilleuse).
WWWWA.