‹ La Piété filiale en ChineChapitre 17 sur 25 · RÉCOMPENSE DE LA PIETE FILIALE · texte numérisé non relu

RÉCOMPENSE DE LA PIETE FILIALE

d'un Fils.

Sous la dynastie des Tchin, un laboureur, nommé Ou-Ming-Tche, était encore assez jeune quand il eut le malheur de perdre son père, qui fut assassiné par des brigands, en revenant du marché où il avait été vendre son riz. Devenu chef de la famille, Ou- Ming-Tche, après avoir porté plainte au magistrat du district, songea à faire enterrer son père convenablement.

Malheureusement, comme il était trèspauvre, et que cette année la sécheresse menaçait de détruire la petite

récolte sur laquelle il comptait, il ne

put emprunter la somme nécessaire pour acheter un cercueil convenable.

Il en eut un profond chagrin. Néanmoins, il ne perdit pas courage et s'adressant au ciel, le pria de venir à son secours. Quelques jours après, en visitant son champ de riz, il fut très-étonné de voir que, seul, parmi tous les champs voisins, il n'avait pas souffert par le manque d'eau. En recherchant les causes de ce phénomène extraordinaire, il reconnut qu'une source très-abondante avait surgi dans la partie la plus élevée du champ qui se trouva par ce fait arrosé suffisamment par l'écoulement naturel de l'eau. Il vendit sa récolte à un prix d'autant plus élevé, que le riz fit défaut sur le marché, et il put avec le produit de la vente faire enterrer son père comme il le désirait. Une insurrection ayant ensuite éclaté dans

le pays, Ou-Ming-Tche resta fidèle à l'empereur, et, par son ascendant.

parvint à apaiser les esprits. L'empereur, informé de ce fait, le récompensa généreusement, et attacha son fils à la cour aussitôt qu'il eut passé ses examens littéraires. Ou-Ming- Tche parvint à un âge très-avancé et eut le bonheur de fermer les yeux à sa mère, qui le bénit en mourant.

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