‹ La Piété filiale en ChineChapitre 19 sur 25 · LOU-CHE · texte numérisé non relu

LOU-CHE

SACRIFICE DUNE BELLE-rFILLE POCR SA BEIXE-MÈRE.

Sous la dynastie des Tang, un riche marchand, nommé Tchen-Y- Tsong, avait épousé une jeune fille, nommée Lou-Che, qui était bien la meilleure créature que Ton pût trouver. Epouse affectueuse, mère dévouée, elle était remplie d'égards et de soins pour sa belle-mère, dont le caractère était loin d'être parfait. Une nuit que son mari était allé en voyage pour ses affaires, une bande de voleurs pénétra dans la maison. Les domestiques, comme cela arrive toujours en

pareille circonstance, s'empressèrent

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d'abandonner leurs maîtres. . . Comme la chambre occupée par la belle-mère était située près de la porte d'entrée, elle fut envahie la première. Aussitôt que Lou-Che entendit les cris que poussait la pauvre femme, n'écoutant que son courage, elle accourut, et, se jetant devant sa belle-mère, chercha à la protéger. Un des bandits la frappa alors à la tête avec la poignée de son sabre et elle s'évanouit. Quand elle recouvra ses sens, les voleurs étaient partis. Ils étaient en train de piller, lorsque un des leurs qui faisait le guet, les avertit que les voisins accouraient de tous côtés et qu'il était temps de décamper. En somme, les pertes ne furent pas considérables, et Lou-Che seule fut blessée. Son mari revint le lendemain ; sa mère lui raconta aussitôt le péril qu'elles avaient couru et le courageux dé-

vouement de sa belle-fille; puis, quand Lou-Che fut complètement rétablie, elle lui dit : Ma chère fille, tu es comme les cyprès et les sapins qui sont si beaux dans la mauvaise saison, alors que tous les autres arbres sont dépouillés de leur parure. Ce que tu as fait pour moi est admirable, puisse le ciel te bénir dans tes enfants !

Ma chère mère, lui répondit Lou- Che, je suis très-sensible à vos bonnes paroles, mais je n'ai fait que mon devoir. Les enfants ne doivent-ils pas toujours être prêts à se sacrifier pour leurs parents.

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\l I. \l rEMENT D'UNE BELLE-MERE

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