TSEN-TSAN
UNION Sï \\r\ l HIQ1 l D UNE MERE
I i d'un fils.
Sous la dynastie des Tcheou, un disciple de Confucius, nommé Tsen- Tsan avait pour sa mère, qui était veuve, une affection extrême, que l'excellente femme partageait de tout son cœur. A force de s'aimer, ces deux êtres en étaient arrivés à n'en former pour ainsi dire qu'un.
Ainsi, ils avaient souvent ensemble la même pensée, le même désir, et, quand l'un était malade, l'autre souffrait également. Comme ils étaient très-pauvres, Tsen-Tsan était obligé de partir de très-bonne heure de la
maison, et allait, chaque matin, sur la montagne voisine, chercher un peu de bois pour la cuisine. Un jour qu'il était absent, et que le mauvais temps l'avait forcé à revenir plus tard que d'habitude, sa mère reçut la visite d'un professeur célèbre, qui, ayant entendu parler de l'intelligence et des qualités de Tsen-Tsan, avait voulu le connaître. La mère de Tsen-Tsan, après une heure d'attente, voyant que son hôte dont le temps était compté, se disposait à quitter la maison, se mordit le doigt jusqu'au sang en manisfestant le désir que son fils revint de suite. Un quart d'heure s'était à peine écoulé, que Tsen-Tsan accourait essoufflé, en disant à sa mère : « J'ai éprouvé tout à l'heure un serrement de cœur qui m'a indiqué que tu avais besoin de moi, j'ai jeté mon fagot; me voilà :
que se passe-t-il donc: » Le professeur émerveillé offrit ses services à Tsen-Tsan qui devint plus tard un des disciples les plus distingués de Confucius.
C'est ce même Tsen-Tsan, appelé également Tsang-Tsie, qui divorça avec sa femme (2), parce qu'un jour elle donna à sa mère une poire mal cuite, qui lui causa une indigestion dont elle fut longtemps malade.
•rw\/w/N/v«