‹ La Piété filiale en ChineChapitre 7 sur 25 · DÉVOUEMENT D'UNE VEUVE POUR SA BELLE-MERE · texte numérisé non relu

DÉVOUEMENT D'UNE VEUVE POUR SA BELLE-MERE

Sous les Han, une jeune fille nommée Tchin, s'étant mariée, à l'âge de quinze ans à u n mandarin militaire, celui-ci quelques mois après son mariage reçut l'ordre de rejoindre son poste qui était très-éloigné. Avant de partir, il dit à sa jeune femme : Je suis obligé de te quitter demain, et ne sais quand je reviendrai. Je te confie ma vieille mère, qui n'a plus que toi pour la protéger. Promets-moi que, quoiqu'il arrive tu ne l'abandonneras jamais.

Tchin lui en fit le serment. Deux années s'étaient à peine écoulées que son

mari était tué dans une rencontre. Elle en éprouva un violent chagrin qui, pendant quelques jours, mit sa vie en danger. Quand sa douleur fut un peu calmée, elle songea à son serment, et résolut de se consacrer entièrement à sa belle-mère. La charge était d'autant plus lourde pour elle, que son mari en mourant l'avait laissée sans fortune. Cependant, par son travail, son économie, son intelligence, elle sut faire face à toutes les éventualités. Une partie de la journée était employée aux soins du ménage, et, dès que la nuit arrivait, elle s'asseyait devant son métier et tissait, en chantant les airs qui plaisaient à sa vieille mère. Ses parents l'engagèrent à se remarier, et de nombreux partis se présentèrent. Mais elle refusa toujours, et elle accomplit son serment jusqu'à ce que la mort vint lui en-

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lever sa belle-mère à l'âge de quatrevingt-sept ans. Elle lui lit ensuite élever un tombeau qu'elle ne cessa d'entretenir avec les plus grands soins. Le préfet de Houan-Yang informé de sa conduite, en rendit compte à l'empereur qui ordonna aussitôt qu'on lui donnât 40 taels d'or, et lui décerna le titre de Hiao- Fou pour rappeler sa piété filiale.

LOU-TSIK

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