Pas d’attaque. — 2 iryections
30 avril. — Légère .Utaque le matin quand on la change. —
2 injections.
1®’’ mai. — Même état. — Une injection de 2 centigr. vers
3 heures du soir.
2 mai. — Nuit très bonne, elle meurt rapidement veis 7 heures du matin.
L’autopsie permet de constater l’existence d’une double néphrite parenchymateuse.
La pilocarpine soulage beaucoup chaque fois la malade ; elle a été très utile et on peut croire qu’elle a prolongé la maladie de quelques jours.
En résumé, on peut admettre que, dans toute néphrite parenchymateuse, la pilocarpine rend des services, mais, comme toujours, son action est de courte durée. Si la lésion est récente, elle peut, par son emploi répété, influencer heureusement la marche de l’affection ; si, au contraire, elle est trop ancienhe, et si le sujet est très affaibli, nous croyons qu’on ne doit, dans ces cas, ne la donner qu’avec circonspection, mais il n’y a pas de contreindication absolue ; — et dans les accès urémiques, à quelque période qu’ils surviennent, elle rend de précieux services, à la seule condition que le cœur ne soit pas malade.
3° Néphrite interstitielle chronique. — Ici , la pilocarpine ne trouve pas un emploi aussi général que dans les autres formes, car il y a souvent lésion cardiaque avancée. Cependant, en agissant avec précaution, on peut faire usage de ce médicament et soulager beaucoup le malade (Observ. XVIII et XIX 1 mais il ne faut pas oublier que dans beaucoup de cas il se produit une
arythmie cardiaque très prononcée pendant la diaphorèse, et si les valvules et surtout le muscle lui-même est atteint, le malade éprouve un malaise véritable, et son état se trouve défavorablement influencé ; il peut même survenir des accidents graves (Bloch.)
Si le cœur est sain et que le péricarde seul soit atteint, la contre-indication n’existe plus (A. Robin.)
OBSERVATION XVIII. — (Personnelle).
Néphrite interstitielle.