‹ La pilocarpineChapitre 28 sur 32 · L’œdème a considérablement diminué, la pâleur du · texte numérisé non relu

L’œdème a considérablement diminué, la pâleur du

"isage est moindre, l’intelligence est revenue, ainsi que les forces et l’appétit. On continue les injections de pilocarpine.

31. — Les troubles de la vue persistent ; plus de céphalalgie. Il se fatigue avec la plus grande facilité.

2 septembre. — Contrairement à ce qui est noté au commencement de l’observation, le souffle systolique est bien plus fort à la base ; il n’y a plus trace d’œdème.

5 septembre. — On a interrompu, depuis hier, les injections de pilocarpine; les urines sont très claires : 2,200 grammes.

L’intelligence est tout à fait revenue.

11 octobre. — La vue ne s’améliore pas; dilatation exagérée de la pupille gauche.

15 novembre. — Il sort très engraissé, n’ayant plus aucun accident urémique, mais la vue reste très affaiblie.

Au total, la pilocarpine est moins utile, d’une façon générale, dans la forme interstitielle, mais elle peut rendre de grands services ainsi que le prouvent nos deux observations entre cent , quand le cœur est sain ou légèrement atteint ; s’il est dégénéré et que le muscle puisse faiblir, il faut employer ce médicament avec la plus grande réserve, parce qu’il pourrait causer des accidents graves ; cependant, nous croyons qu’en présence de symptômes urémiques pressants, dans le cas où l’on compte encore sur la force du muscle cardiaque, il n’y a pas contreindication formelle.

Colique hépatique. — MM. Vulpian, Hardy et Bochefontaine, ainsi que nous l’avons vu plus haut, ont démontré chez les animaux l’hypersécrétion biliaire sous l’influence de la pilocarpine ou dujaboraudi, ce qui est tout un. Cette idée nous revint à l’esprit en face d’une malade sujette à de fréquents accès de colique hépatique. Nous souvenant alors de l’action sédative dans la colique

saturnine nous essayâmes, avec l’assen liment du Chef de service, M. Desplats, l’action d’une injection de 2 cgr. de pilocarpine.

OBSERVATION XX. — (Personnelle).

C..., J..-, 29 ans, fileuse. entrée le 5 mars 1883 est, depuis 3 ans, sujette à des retours de pelvi-péritonite , pour lesquels elle a été traitée à diverses reprises. Au mois de décembre dernier , elle a ressenti brusquement des douleurs dans le bas-ventre, l’hypochondre droit et au creux épigastrique, vomissements et jaunisse consécutives.

Depuis son entrée , elle a eu plusieurs accès de coliques hépatiques qui laissaient, après eux, de l’ictère très net.

10 avril. — Accès à 7 heures et demie du matin ; à 8 heures e demie, injection de 2 centigr. de pilocarpine ; effets très marqués ; soulagement dès que la diaphorèse est établie. — La douleur ne se réveille que vers 3 heures de l’après-midi ; une injection de morphine en a raison.

11. — Pas d’ictère, comme à la suite des autres accès; pas de prurit.

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