L’ictère n’est pas .apparu. — L’appétit est revenu
16. — Accès nouveau, calmé par la morphine. — Le soir et le lendemain, ictère, prurit intense ; anorexie pendant 2 ou 3 jours ; elle se trouve moins bien qu’après l’injection de pilocarpine.
20. — L’ictère, le prurit, l’anorexie ont disparu, mais vers 10 h. et demie du matin, elle a un accès; on lui fait une injection de 2 centigr. de pilocarpine : phénomènes hypersécrétoires très marqués, ténesme vésical au bout de 5 à 6 minutes , rectal au bout d’une heure. — Elle vomit la salive déglutie.
La douleur diminue pendant la sudation, c’est-à-dire pendant 1 h. et demie environ pour reprendre après. — Pas d’ictère le soir.
21. — L’ictère ne paraît pas; l’appétit revient, elle éprouve seulement un peu de fatigue et a envie de dormir.
11 mai. — A eu deux accès assez légers depuis le 21 avril. — Elle ressent de nouvelles douleurs; une injection morphinée la soulage.
12, 13 et 14. — La crise persiste. — La morphine la calme pour quelque temps, puis elle recommence à souffrir.
15. — Injection de 2 centigr. de pilocarpine. — Le soir, la crise est calmée, ictère très léger.
16. — N’a plus de douleur; la teinte jaune a presque disparu ; pas de prurit; les symptômes d’embarras gastrique sont très atténués ; la langue n’est pas saburrale, elle a appétit.
La malade elle-même avoue (après quelques hésitations, car elle redoute la sudation jaborandienne) qu’elle est beaucoup mieux après l’action de la pilocarpine.
Nous donnons cette observation comme curiosité, sans vouloir baser une conclusion sur un seul cas ; mais il nous semble que le résultat ici constaté pourrait se reproduire si l’on essayait la pilocarpine dans les mêmes circonstances, car cet alcaloïde a une action sur la sécrétion biliaire , si nous en croyons la physiologie et si nous nous rappelons les vomissements bilieux qui surviennent parfois pendant la sudation due à la pilocarpine.
OBSERVATION XXI. — (Personnelle).
Goutte.
H..., H..., 43 ans. ferblantier était soigné à l’hôpital pour une bronchite chronique, lorsque, le 18 mars, il se plaint d’une douleur dans l’articulation métatarso-phalangienne du gros orteil.
19 mars. — Douleur, gonflement, chaleur et rougeur de cette articulation; la peau est tendue et luisante. Il y a un an, cetté même jointure a été prise comme aujourd’hui et pendant 15 jours le malade a dû garder le lit. On fait une injection de pilocarpine le matin à 10 heures ; salivation et sudation abondantes ; le soir soulagement, la douleur est beaucoup moindre.
20. — Le gonflement a beaucoup diminué, plus de douleur, les mouvements spontanés sont possibles.
21. — L’articulation a repris A peu près son volume normal. — Aucune douleur,
La guérison se maintient.