Pennant, British Zoology
'2. Ruty, Essai) iowai'ds a natural of the Corenty of Dublin.
dans les eaux des départements de TEst et du Nord. Il aurait été introduit en Lorraine par le roi Stanislas.
Ekstonfi a montré que la (iibèle n'est qu'une variété de
Fiiî. 24. — Le Carassin.
Carassin chez laquelle le corps est moins haut et la mâchoire inférieure un peu plus allongée.
Le Poisson rouge [C. (iiirfdus).
Celte espèce (fig. !25) a le corps moins élevé que celui de l'espèce ordinaire; les écailles sont très grandes.
La coloration est ordinairement d'un beau rouge; mais, dans nos eaux courantes, cette coloration se perd assez rapidement et le poisson prend la coloration de la Carpe.
Introduit en France au siècle dernier, ce poisson, originaire de la Chine, s'est très bien acclimaté dans nos eaux. On le pèche dans la Seine et ses affluents, mais il a perdu la coloration rouge. 11 a été introduit dans les petits étangs des environs de Paris (Chaville, Meudon). On le trouve aussi dans les départements de l'Ouest (Charente, Charente-Inférieure, etc.).
LA PISCICULTURE DANS LKS MAI X 1)01 CLS.
Ce poisson est, dans certains pays, l'objet d'un commerce sérieux, après qu'on lui a fait subir des transformations singulières,
M. Revoil a donné, dans le Bulletin de la Société centrale d'Aquiculture^ quelques renseignements sur un établissement situé près d'Oldenbourg ^
Cet établissement, installé sur un terrain tourbeux et mouillé, offre une surface de trois hectares environ. Il comprend
Fig. 25. — Le Carassin doré.
120 bassins, séparés entre eux par des digues ayant 3 mètres de largeur à la base et i"\20 au sommet. Ces bassins sont alimentés par la rivière Hunte qui longe l'établissement et par un ruisseau artificiel formé par les fossés d'égout des prairies voisines. Quelques sources de fonds existent d'ailleurs dans ces étangs, qui reçoivent aussi une certaine quantité d'eau provenant d'une filature voisine.
Les étangs sont divisés en quatre catégories : l'^ pour le frai ; 2" pour l'élevage ; o° pour le durcissement de la peau du poisson; 4° pour les diverses colorations à obtenir.
Dans cette dernière série de bassins, où l'eau présente très peu de profondeur, sa température pendant le mois le plus chaud
1. Revoil, VÉlevage du Cyprin doré à Oldenbouru {Bidl. S. c. d'aq., t. III, p. 5).
DESCRIPTION DES KSPÈGES. 3'.)
de Tété est portée à 50'' C. à l'aide d'un générateur h vapeur. La question de profondeur de Teau semble présenter moins d'importance que celle des dimensions des l)assins, c'est-à-dire de leur peu d'étendue, qui est une condition sine qua non de la réussite.
Le système d'élevage permet d'obtenir des poissons qui se colorent dès la fin de la première année, atteignent la taille marchande à l'automne de la deuxième année et peuvent être amenés à frayer deux et trois fois par an.
La mise en couleur des poissons joue un rôle important ; on l'obtient avec le tan, la noix de galle et le fer. Les poissons portant les couleurs de la Prusse ou de l'Empire d'Allemagne sont très recherchés dans le pays. Le prix de ces poissons varie beaucoup suivant la coloration, sa régularité, etc.
Genre Barbeau [Barbas),
Les Barbeaux ont le corps allongé, fusiforme, couverts de minces écailles ; la tête allongée porte quatre barbillons autour de la bouche. La caudale est fourchue.
Le Barbeau commun [B. (luviatHi^). — Noms viilirairos : Dar/nllon,
Barbnrln, liarl/ct, etc.
Le Barbeau commun (fig. 2G) a le dernier rayon de la nageoire dorsale dentelé; le museau est proéminent, la bouche infère à lèvres épaisses et portant deux barbillons de chaque côté. Les parties supérieures sont ordinairement gris bleuâtre ou vordàtre ; le ventre est blanchâtre. La nageoire dorsale est grisâtre, avec quelques points foncés.
Ce poisson est commun dans nos eaux (il semble manquer cependant dans le lac d'Annecy et le lac Léman). Il fraye de mai à juillet. H a une préférence pour les eaux rapides et les fonds caillouteux. 11 dépose ses œufs sur les pierres, et ces œufs
fiO LA IMSClCULTUni": DANS LKS KAUX DOUCES.
passent pour être vénéneux. Celte opinion est loin d'être prouvée; Bloch rapporte même avoir mangé des œufs de barbeau sans en avoir éprouvé aucun inconvénient.
Il faudrait donc ranger cette opinion à côté de celle, plus singulière encore, qui fait considérer la chair de ce poisson comme contraire à l'amour... Ce serait un anaphrodisiaque... C'était là une opinion très accréditée chez les Grecs.
Quoi qu'il en soit, le Barbeau a été autrefois très estimé : (( On prétend, dit Goulon% que l'Abbaye du Barbeau, fondée par
Fig. 26. — Le Barbeau commun.
Louis YII, fut ainsi nommée parce que ce prince, péchant dans la Seine, prit un de ces poissons ayant dans l'estomac une pierre précieuse. » Le Barbeau fut souvent placé dans les écussons de la noblesse.
La taille de ce poisson peut atteindre 0°',70. M. Millet dit avoir vu prendre, en 1857, un Barbeau pesant 7 kilogrammes et demi,. à Paris, entre le pont de la Concorde et le pont de l'Aima.
On connaît en France une autre espèce de Barbeau, le Barbeau méridional, qui se dislingue surtout par l'absence de rayon dentelé à la nageoire dorsale. On le prend dans les eaux des Alpes-Maritimes, et dans le Lez, l'Hérault, la Sorgue, etc. M. Moreau l'a vu pêcher dans l'étang deThau.