‹ La pisciculture dans les eaux doucesChapitre 16 sur 106 · Moreau, les Poissons de France, t. III, p · texte numérisé non relu

Moreau, les Poissons de France, t. III, p

DESCRIPTION DKS ESPÈCES.

guer. Il y a 6 barbillons (/| sur la lèvre supérieure et 2 de

chaque coté); la caudale est à peine éclianrcée. Le corps est

grisâtre, maculé de noir; les parties inférieures sont jaunâtres.

Ces poissons frayent en avril, mai. Ils ont de 0"',8 à

Fig-. 37. — La Loche franche.

0'",12 de longueur; ils sont communs dans nos eaux et leur chair est assez estimée.

L'espèce suivante, la Loclie de rivière {C, tœnia), a le corps très comprimé en arrière. D'aspect rubanné, la chair en est peu estimée.

Quant à la Loche d'étang, facile à reconnaître grâce à ses dix barbillons, elle est rare en France, très rare même, d'après M. JMoreau. Elle a été signalée dans le Gard par Crespon, qui la désigne sous le nom de Palmo; on la prend également dans l'étang de Saint-Nicolas (Maine-et-Loire) et dans le marais d'Aubigny (département du Nord) .

FAMILLE DES SILURIDES

Les Silurides ont la peau nue ou portant des plaquesosseuses ; la bouche est ornée de barbillons.

Gemie Silure [Silurus).

Peau tout à fait nue; tôte aplatie; museau court et large; une seule dorsale très courte; l'anale très longue est unie à la

52 LA IMSCICIJLTUHE ])A>iS LK S EAUX DOCCFÎS.

caudale; la pecloralc porte une forte épine dentelée h son extrémité.

Le Silure Glanis (S. (îlauis].

Ce poisson a le corps arrondi en avant, conaprimé en arrière; le niuseau est court, aplati; il y a 6 barbillons; 2 à la mâchoire supérieure et i sous la mandibule.

Le Glanis a les parties supérieures d*un brun olivâtre; les parties inférieures grisâtres. Ce poisson peut atteindre 2 mètres de longueur et même davantage. 11 fraye en mai, juin, donnant 100,000 œufs de 3 millimètres de diamètre.

Le Silure Glanis aime les eaux vaseuses. 11 est très rare en France, péché seulement quelquefois dans le Doubs. 11 est, au contraire, assez commun dans certains lacs de Suisse (lacs de Bienne, de Morat, etc.).

On a beaucoup discuté sur la valeur alimentaire de ce poisson et sur l'intérêt que pourrait présenter sa multiplication dans nos eaux. Quelques auteurs anciens qui font mention de ce poisson disent que le Silure a été exclu de nos étangs à cause de sa voracité et du mauvais goût de sa chair,

« Ce poisson, dit Noël, ne fut jamais en grande estime en Italie; on croyait qu'il s'attachait aux cadavres et dévorait quelquefois des hommes. D'après cette opinion, justifiée par Texpérience, on s'abstenait d'en manger ou bien il ne paraissait que sur la table des pauvres * . »

En 1865, un journal anglais, le Builder, annonçait l'arrivée, à l'établissement de pisciculture de Twickenham, de quatorze jeunes silures provenant de Valachie. Ces silures avaient été envoyés sur la demande de la Société d'Acclimatation anglaise. Ce journal ajoutait que le goût de la chair du silure avait été trouvé supérieur à celui du Saumon et qu'une autorité scienti-

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