‹ La pisciculture dans les eaux doucesChapitre 31 sur 106 · Voir Bull. Soc. centr. d'aquiculture, t. III, p · texte numérisé non relu

Voir Bull. Soc. centr. d'aquiculture, t. III, p

On piaille au bord de l'eau uii(3 longue perche à l'extrémité de laquelle pend , au-dessus de l'eau comme une ligne, une corde solide qui porte à 0™,30 ou 0"',40 de la perche deux bouts de bois assujettis en forme de V renversé A* I^a corde attachée par un nœud au sommet de l'angle que forme les deux bras du A ^st ensuite roulée autour de deux bras qui ont chacun 0"',i2 à 0™,i6 de longueur. Puis on l'arrête dans une encoche pratiquée à l'extrémité de l'un des bras du A- De là elle pend verticalement et se termine à une petite dislance de l'eau par un bout de fil d'archal muni d'un hameçon auquel on fixe, comme appât, un petit poisson. Quand un Brochet saisit cet appât et se sent pris, il donne à la corde une secousse qui fait sortir la corde de l'encoche, et il la déroule au fur et à mesure de ses efforts pour se dégager. Mais il ne réussit qu'à se ferrer davantage et s'épuise dans la lutte. Un garde passe, prend le Brochet, remet un appât, et souvent une nouvelle capture ne se fait pas attendre.

(( On m'assure, dit M. A. Young, que cet engin très simple et d'apparence même un peu primitive permet de prendre beaucoup de Brochets et mériterait, par conséquent, d'être répandu. »

M. A. Young est revenu sur celle question plus récemment. Il a rappelé que M. Buckland avait recommandé de rechercher et de détruire les Brochets au printemps, quand ils remontent les petits ruisseaux pour effectuer leur ponte.

Les Brochets évitent bien les filets. Un procédé excellent, paraît-il, est l'emploi des liggers ou Irimmers, On appelle ainsi de longues flottes de bois ou de liège qu'on peut remplacer par de petites bottes de joncs : a Au milieu de la flotte^ on attache une corde longue de 4 à 5 mètres que l'on enroule comme sur une bobine, en ne laissant qu'un bout libre de 0"\60 à 0",90 de longueur qu'on fixe dans une petite encoche faite dans le bois ou le liège de la flotte ou qu'on passe dans un des brins de la botte de joncs. Un hameçon garni de son amorce est fixé à l'extrémité de la corde qui pend verticalement dans

l'eau. Par ce moyen, on peut placer l'appât juste à la profondeur convenable, (jui varie suivant la température de la saison, le Brochet nageant près de la surface de l'eau cpiand le lem])s est chaud et profondément (juand il fait IVoid, mais restant toujours dans les mêmes parages. Quand un Brochet saisit l'appât, la secousse fait décrocher la corde, qui se déroule en faisant tourner la flotte, mais celle-ci permet toujours de retrouver la corde et de s'emparer du poisson. Les flottes sont généralement peintes en couleurs voyantes, afin d'être plus facilement aperçues... Les flottes confectionnées simplement en joncs passent pour préférables, comme éveillant moins la défiance du poisson \ ))

Lorsque l'on a purgé l'étang des espèces carnivores, il faut s'assurer que les Truites, hôtes futurs de ces eaux, y trouveront une nourriture convenable. Si il n'y a pas une abondance suffisante de petits poissons, il faut introduire des Gyprinides, nourriture que les Truites rechercheront de préférence.

JM. Lamy " pense que l'on doit choisir le Gardon, espèce très proIifKjue et se développant très bien dans les eaux froides. On introduit donc une certaine quantité de ces poissons avant l'époque du frai, (|ui se fait ordinairement en mai-juin. 11 faudra s'assurer que les Gardons trouveront facilement des frayères, c'est-à-dire des plantes aquatiques, des chevelus de racines, etc. Si tout cela manquait, on installerait des frayères artilicielles fabriquées simplement avec des fagots. On ])lacera ces fagots dans une partie bien tranquille de l'étang. On les dispose de telle sorte que la partie la plus lâche du fagot, celle qui présente le plus de bi'indilles, soit plongée dans l'eau; l'autre extrémité du fagot est fixée sur le bord. Lorsque l'on se sert de ces frayères artificielles, il faut les placer (luelcjue temps avant l'époque du frai, afin que les poissons s'habituent à leur présence.

Quand on aura obtenu les alevins de ces Gyprinides, il

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