RENDEMENT
fr. c.
De telle sorte qu'abstraction faite de l'année 1871 où tout périt à la suite de gelées extraordinaires, le prix moyen du rendement à l'hectare ressort à 135 fr. 26.
Il est vrai que cet étang appartient à un propriétaire qui prend le plus grand soin de ses étangs, et donne une certaine quantité de nourriture à ses poissons.
Étangs de la haute Somme.
Les Étangs dits de la haute Somme sont compris entre Béthencourt et Bray. lis occupent la vallée du fleuve qui lui semble disparaître entre ces deux points et est remplacé par les
Fig. 60. — Kuing, près de Péronnc.
étangs, qui tous ont une clôture spéciale et sont la propriété de divers particuliers.
Dans un rapport rédigé par la Commission syndicale de la rivière de Somme, on peut lire ce qui suit :
(( ... Ainsi le lit ou courant de la Somme entre la limite de l'Aisne et la retenue de Béthencourt est facile à suivre; mais à partir de Béthencourt jusqu'à l'aval de Bray, il est impossible de l'indiquer d'une manière certaine, au milieu des vastes étendues d'eau qu'il traverse. 11 a fallu, soit sur rindication des propriétaires^ soit d'office en tracer un pour lui donner la lar-
geur et la profondeur demandée par l'arrêté de M. le Préfet de la Somnac ^ »
Cette partie bypotliéti(|ue de la Somme est divisée en dixneuf biefs et a une longueur de 61 kilomètres.
Ces étangs ont été formés à une époque très ancienne, au plus tard vers le comniencement du moyen âge, avant l'an 1209. Ils furent constitués en coupant la vallée par des digues et chaussées.
Un arrêt de la Cour d'Amiens (23 juillet 1891) rappelle ces faits et explique que l'Administration a fait commencer en 1870 un canal achevé aujourd'hui et destiné à pourvoir aux besoins de la navigation.
Ce canal borde les étangs de la haute Somme d'un côté ; il descend la vallée jusque près de la Neuville-les-Bray.
En résumé et dans la pratique, c'est ce canal qui peut et doit être considéré comme la vraie Somme entre Béthencourt et Bray.
Cela a une certaine importance, principalement pour les propriétaires des étangs. L'Administration, en effet, ne considère pas les choses ainsi; pour elle, la Somme traverse les étangs qui n*en sont pour ainsi dire qu'une expansion, et par conséquent l'Administration a le droit de considérer ces étangs comme constituant un cours d'eau non navigable ni flottable et par suite soumis au régime de ces sortes de cours d'eau.
Par contre, les propriétaires soutiennent que les étangs constituent des propriétés closes et privées et que, par conséquent, ils ont le droit d'y pêcher par tous les moyens et à toutes les époques.
J'ajoute qu'un arrêt de la Cour d'Amiens semble leur donner complètement raison \
Quoi qu'il en soit, ces étangs occupent une superficie de
1. Uapport de la Commis, synd, de la rivière de Somme. Péronne, 1857.