Voir Brocchi, Bull. min. Agric.f
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1,612 hectares. Ils sont entourés de levées en terre désignées sous le nom de hardines.
Ces hardines y fertilisées à l'aide de plantes aquaticiues provenant des faucardements, servent à la culture des plantes maraîchères.
Elles sont loin d'être sans valeur, puisqu'elles se louent environ /|00 francs l'hectare.
Les étangs de la haute Somme ont une importance sérieuse au point de vue commercial. Ce sont eux qui fournissent les Halles de Paris de poissons vivants.
Mais le poisson n'est pas l'unique produit fourni par les étangs. La chasse fournit une grande quantité de canards sauvages et autres oiseaux aquatiques.
Le faucardement et le curage fournissent d'excellents engrais; enfin les plantes aquatiques, joncs et autres, servent également dans Tindustrie, fournissent des liens excellents pour les gerbes de blé, etc.
La pèche se fait : 1° à l'aide de filets dits Iiarlas que l'on pose au milieu des étangs; 2" dans des pêcheries spéciales fermées par des clôtures qui permettent le passage de l'eau, mais non celui des poissons.
La pêcherie de l'étang de Sainte-Radegonde, appartenant à M. Dccamps, pêcherie située aux portes de Péronne, est formée par un barrage (fig. G7) ayant 20G mètres de développement. Ce barrage est constitué par une série de baguettes en fer plat; ces baguettes, placées à .15 millimètres les unes des autres, ne sont pas galvanisées. Avant de les placer, on les chaulfe et on goudronne à chaud ; celles formant le barrage de l'étang de Sainte-Radegonde sont posées depuis de longues années et se sont bien conservées.
Ce barrage n'est pas droit sur toute son étendue; il présente des sortes de prolongements en forme de V, l'ouverture du V regardant vers l'étang. A l'extrémité se trouve une vanne en bois qui peut être enlevée au besoin. Le clayonnage, formé
par les ba^-iielles de fer décrites plus haut, a 2 mètres de hauteur et est fixé à sa partie inférieure dans une masse de maçonnerie, le C7'a7i,
Lorsque l'on veut procéder à la pêche, on enlève les vannes fermant l'extrémité du V et on les remplace par des filets dits bor gnons. Le borgnon est un grand filet en forme de nasse et
Fig. 67. — Pêcherie de Sainte-Radegonde (Somme).
possédant sur l'un de ses côtés une poche dite borgnette. De plus, on place dans les viez ^ des nasses en osier disposées sur plusieurs rangs.
Enfin, plus en arrière se placent les harlas, grands filets également en forme de nasses, mais munis de chaque côté de grandes ailettes.
Par ces moyens on capture, en octobre, une grande quantité d'anguilles qui, conservées dans les réservoirs, seront expé-
1. On appelle viez les espaces triangulaires limités par les clayonnages.
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diées à Paris au mois de mai seulement. Les Tanches prospèrent fort bien dans ces étangs et s'y reproduisent avec une extrême abondance. Il n'en est pas de même de la Carpe qui, si elle vit fort bien dans ces eaux, ne semble pas pouvoir s'y reproduire. D'après M. Decam})s, ce fait s'expliquerait par l'ob-
Fig. 68. — Une cabane de pôclieur sur un étang de la Somme.
servation suivante : la Tanche pourrait frayer dans des eaux ayant seulement IS"" C. de température, tandis que la Carpe ne pourrait se reproduire que dans des eaux dont la température atteindrait !25'' C.
Quoi qu'il en soit, quand un propriétaire loue un de ces étangs, il stipule dans le bail que le fermier jettera chaque année dans l'étang un nombre déterminé d'alevins de Carpes. Ces alevins sont achetés à grands frais à Busigny, près Saint- Quentin, où se trouvent des étangs à feuilles. On vend les
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tiercelols (alevins ayant 7 à 9 [)onc(3s d(; lf)ii^ueurj /i'25 francs le mille, deux de 0 à H pouces valent 025 IVancs le mille. Ceux de 5 à 7 pouces 350 francs le mille ; de 7 à d 0 pouces, 500 francs le mille ^
Les propriétaires qui exploitent eux-mêmes préfèrent élever simplement des Tanches. Quant aux Anguilles, l'ingénieur des ponts et chaussées d'Abbeville expédie de la moulée en quantité considérable aux pisciculteurs qui en font la demande.
Étangs du Cher.
Les étangs sont nombreux dans le centre de la France et notamment en Sologne. Je ne parlerai cependant ici que de ceux qu'il m'a été donné de visiter et qui, pour la plupart, se trouvent dans le département du Cher.
Dans l'arrondissement de Bourges, on peut citer les étangs suivants : i" l'étang de Launay, à Quincy, canton de Lury. 11 a 4 à 5 hectares de superficie. Dans le même canton se trouve l'étang de Brinay; 2° dans la commune de Menetou-Salon, on trouve quatre étangs ayant au total une superficie de 36 hectares et qui appartiennent au prince d'Arenberg. Dans le canton de Yierzon, les étangs sont assez nombreux. On y remarque le grand étang de Yarennes (19^%72); l'étang de la Sabotière (7'%12) ; l'étang de Samord (12^^%6/i), etc. Tous ces étangs, sans être l'objet d'une culture spéciale, sont assez bien entretenus et fournissent des Carpes et des Brochets.
Dans l'arrondissement de Saint-Amand, les étangs sont nombreux ; on peut citer parmi les plus importants :
1*^ L'étang de Javoulet, commune de Sanscoins, ayant une superficie de Wlx hectares; 2° l'étang de Grossouvre (40 hectares) ; 3"» l'étang de Finay (48'^%20) ; h" l'étang de Bernot (2i'",62) ; ^' l'étang de Pondy (33'%i0}; 6° l'étang de Drulan