Rico, VAquicuUure en Auvergne, 187G
2. Belloc, Utilisation des cuvettes lacustres pour la pisciculture (Ass. franc, pour l'avanc. des sciences, Congrès de Pau).
PISCICL'LTURK NATURELLE.
FLEUVES ET RIVrEKES
Nous devons étudier nuiiutenant les divers moyens que l'on peut employer pour favoriser la multiplication des poissons dans nos cours d'eau.
Des frayères naturelles et artificielles.
Lorsque des ruisseaux à courant rapide et à eaux peu profondes viennent se déverser dans une rivière, ils constituent des
Fig. 7i. — Frayère à claic>
frayères où l'on voit se rendre pour déposer leurs œufs tous les poissons appartenant à la famille des Salmonidés. 11 est bon d'isoler par une grille une partie du cours de ce ruisseau, de rompre le courant si celui-ci est par trop rapide à l'aide de tra-
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verses en bois. Lorscjue les poissons auront déposé leurs œufs, on recouvrira cette partie de la Cray ère avec des planches, des vieux filets, afin de mettre le frai à l'abri des attaques de divers oiseaux. Enfin on surveillera la frayère avec soin au moment de l'éclosion des œufs.
Si les ruisseaux n'existaient pas, on créerait des frayères artificielles en plaçant sur un point où les eaux sont vives et peu profondes une couche assez épaisse de sable et de gravier.
Pour les Cyprinides, et en général pour tous les poissons à œufs adhérents, les plantes qui garnissent les berges ou les îlots des cours d'eau constituent les meilleures frayères naturelles. A leur défaut, on emploiera des frayères artificielles telles que celles dont il a été parlé plus haut \ ou bien encore des frayères à claies telles que celles représentées dans la figure 74.
Réserves.
On désigne sous ce nom certaines parties d'un cours d'eau où la pêche demeure interdite pendant un certain temps. Ces réserves peuvent être établies d'après l'arlicle 1^' de la loi du 31 mai 18G5". Elles peuvent être établies même dans les cours d'eau non navigables et flottables, dans lesquels la pêche appartient aux riverains. Seulement la loi accorde dans ce cas aux intéressés une indenmité réglée par le Conseil de préfecture, après expertise. A l'époque où le Sénat s'occupa des questions se rattachant à la pêche, il nomma une Commission présidée par M. le professeur Robin, qui fut chargée de procéder à une enquête sur l'état des cours d'eau, etc. M. George, alors sénateur, présenta, au nom de cette Commission, un rapport du plus grand intérêt et résumant les résultats de l'enquête ^ Parmi
i. Voir p. 97.