‹ La pisciculture dans les eaux doucesChapitre 48 sur 106 · Voir p · texte numérisé non relu

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3. George, Rapport fait au nom de la Commission chargée de recueillirj même par voie d'enquête, etc. Sénat, session 1880.

PISCICULTUHK NATUPiELLi:. 11'.)

les personnes compétentes dont on avait demandé l'avis, la ])lnpart pensaient que ces réserves devaient être élablies : « 1** dans les rivières narif/ahles et jloliables : soit dans les bras dt; rivières non utilisés pour la navigation où le ])oisson peut trouver des frayères tranquilles, soit dans les biefs d'usine ou aux abords des barrages, en aval el en amont; en amont, parce qu'il se trouve une nappe d'eau plus importante, en aval, parce que l'eau y est plus oxygénée et plus ])articulièrement appropriée à certaines espèces; soit aux coniluents des cours d'eau qui se jettent dans la rivière principale. Mais connue ces cours d'eau sont |)()ur la plupart non navigables ni flottables, les dioits des riverains sont une entrave à la liberté de l'Administration. Soit enfin, — et daijs quelques départements on insiste sur ce ])oint, — dans les noues et fossés qui se rencontrent sur les bords de certaines l'ivières.

Malheureusement, le § !2 de l'article l'''' de la loi de 1821) attribue aux particuliers la propriété de la plus grande partie de ces bras, noues, boires et fossés.

Cependant on lait aussi observer, d'une manière générale d'abord, que ces réserves établies sur les cours d'eau navigables et flottables ne peuvent servir ii la reproduction de certaines espèces, comme les Salmonidés qui reclieixhent les petits cours d'eau vive, et ensuite que, si la plupart des espèces sédentaires peuvent y frayer, en revanche elles y trouvent une cause active de destruction. En efTet, en même temps que les Cy])rins, d'autres espèces voraces, connue le Brochet et la Perche, peuvent s'y multiplier à l'excès et finissent par détruire les autres poissons.

Aussi beaucoup de ceux qui demandent l'établissement de réserves réclament-ils en même temps des mesures contre l'excessive multiplication des espèces voraces. Deux sortes de mesures sont proposées, tantôt isolément, tantôt même simultanément. D'abord les pèches exceptionnelles, dans les conditions prévues par l'article 18, laites sur l'initiative de l'Administration, ensuite l'autorisation dépêcher au vif, même en temps de frai...

150 LA IMSCICULÏURE DANS LKS KAUX DOUCKS.

2" Les cours d'eau de moindre importance qui ne sont ni navigables ni jloUables offrent presrjuc tous d'innombrables frayères nalurellcs. Ils sont, nolannment pour les Salmonidés, le véritable endroit de la reproduction, et ce sont les petits cours d'eau que s'elForcent d'atteindre les légions de poissons migrateurs qui, chaque année, remontent nos fleuves et nos rivières... Il semble qu'il n'existe aucune loi concernant ces ruisseaux, sources de la richesse de nos grandes rivières; y pêche qui veut, quand il veut et comme il veut... On fait toutefois observer que nos lois, si elles étaient appliquées, protègent suffisamment les cours d'eau non navigables ni flottables. Que d'abord le droit de pêche n'en est pas concédé au public ; qu'il est, au contraire, réservé aux riverains, et que quiconque y pêche sans la permission des riverains commet le délit prévu et puni par l'article 5 de la loi de J829. En outre, on ne peut que regretter que les délits spécifiés en l'article ô de la loi de 1829 ^ ne soient jamais poursuivis d'office, la différence de rédaction qui existe entre les deux derniers paragraphes de l'article 36 étant interprétés en ce sens que la plainte préalable du propriétaire est nécessaire pour permettre aux agents de poursuivre ; qu'ensuite l'interdiction de la pêche en temps prohibé et la défense de certains modes de pêche et de certains engins est applicable à ces cours d'eau comme aux autres ^..

En résumé, on peut dire que les réserves sont choses utiles. Je ferai cependant remarquer que les autorisations de pêcher les espèces dites nuisibles enlèveraient toute utilité à l'établissement de ces endroits réservés.

Échelles et Passages.

Les poissons les plus estimés parmi ceux qui fréquentent nos eaux douces sont des poissons migrateurs qui, au moins la

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