‹ La pisciculture dans les eaux doucesChapitre 60 sur 106 · Raveret-Wattel, PiscicuUute à l'étranger, p · texte numérisé non relu

Raveret-Wattel, PiscicuUute à l'étranger, p

Parmi les appareils à glace employés, un des plus commodes est celui imaginé par M. Hoack.

Que l'on se figure une petite armoire, ou mieux une commode avec tiroirs superposés (fig. 88). Le tiroir du haut a son fond percé de trous nombreux et on y place des morceaux de glace. Les tiroirs suivants renferment des tamis sur lesquels sont disposés les œufs. Ces œufs, formant une seule couche, sont placés sur de la ouate bien cardée. Chaque tiroir renferme un de ces tamis percé de trous. Enfin, le tiroir inférieur a un fond plein en zinc, et c'est là où vient se réunir l'eau provenant de la fusion de la glace.

On comprend facilement ce qui se passe. La glace placée dans le compartiment supérieur fond doucement, l'eau de fusion passant à travers les trous présentés par le fond du récipient tombe goutte à goutte sur les œufs placés sur le premier tamis ; puis, filtrant à traversée tamis, elle tombe sur le deuxième, et ainsi de suite.

Chaque jour on change l'ordre de superposition des tamis, plaçant au deuxième rang celui qui se trouvait au premier, etc. Enfin, cette sorte d'armoire est revêtue d'une enveloppe à double paroi qui isole le tamis de l'air extérieur et maintient les œufs dans une obscurité complète.

J'aurai à montrer plus tard que cette glacière peut être utilisée dans les établissements mêmes de pisciculture, car nous verrons qu'il devient parfois utile de retarder le moment de l'éclosion des œufs.

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