‹ La pisciculture dans les eaux doucesChapitre 68 sur 106 · Voir p · texte numérisé non relu

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LA PISCICULTUHE DA^S LKS KAIJX DOUCES.

la cressonnière el attirent autour des caisses une foule de petits animaux, particulièrement des Crevettes d'eau douce {G. pulex) qui viennent pour s'en repaître. Beaucoup de ces petits animaux pénètrent dans les caisses, soit par les mailles de la toile métallique, soit par les trous du zinc perforé, et deviennent la proie des alevins pour lesquels ils constituent un apport de nourriture fort appréciable et d'excellente qualité ^ Quant aux animaux plus gros : insectes aquatiques carnassiers. Dytiques, Notonectes, etc.,

Fig. 101. — Boîte Raveret-V^attel.

qui seraient nuisibles aux alevins, ils ne peuvent, en raison de '^•■^ volume, pénétrer dans les caisses où les jeunes poissons se trouvent à la fois préservés de tout danger et placés dans des conditions aussi favorables que s'ils étaient en pleine rivière... Au bout de quelques semaines ils sont à l'étroit et doivent être mis en liberté. On les verse alors dans les cressonnières, où ils trouvent une nourriture abondante constituée par des myriades de menues proies " . »

Parmi ces proies, les Crevettes d'eau douce semblent avoir

1. On peut, au besoin, se servir de ces caisses pour obtenir Téclosion des œufs en y ajoutant une claie à baguettes de verre telle que celle représentée sur la figure 101 (c).

2. Raveret-Wattel, la Station aquicole du Nld-du-Verdier, 1894, p. 8.

SOINS A UONNKH AUX ALKVINS. 221

la préférence des ïruitelles. Pour favoriser la multiplication de ces crustacés, on peut veiller à leur nourriture en plaçant dans les cressonnières certaines substances végétales, des morceaux de courge, par exemple, dont ils se montrent très avides.

Quant aux cressonnières elles-mêmes, on devra les installer de la manière suivante : » Il va sans dire que le cresson ne doit pas former un champ toulTu comme dans de véritables cressonnières. On trace au fond du bassin ou fossé des rigoles parallèles de 0'",50 de largeur, séparées par des ados, au sommet desquels se plante le cresson, qui forme ainsi des lignes de verdure alternant avec les rigoles profondes d'environ O^j^O et garnies d'une couche de sable ou de gravier. Cette disposition a l'avantage d'olTrir tout à la fois, aux alevins, des endroits à peine recouverts par une mince nappe d'eau, ce qu'ils recherchent souvent, où ils trouvent facilement un abri au milieu du cresson et des parties plus profondes où ils se rendent aussi fréquemment \

J'arrive maintenant à l'alimentation des jeunes alevins.

ALIMENTATION DES ALEVINS

Au début de la pisciculture on essaya de bien des substances pour nourrir les alevins. C'est ainsi que M. Coste employait du foie desséché, puis écrasé et donnant ainsi une sorte de poussière alimentaire. On essaya la cervelle de mouton placée dans un sac de mousseline et diluée par un courant d'eau. Cette nourriture revient à un prix beaucoup trop élevé. En effet, et j'insiste sur ce point, lorsque l'on veut nourrir artificiellement les poissons, il est absolument indispensable d'être fixé sur le prix de revient de la nourriture choisie.

On a calculé qu'en payant la nourriture destinée aux alevins

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