‹ La pitié sons la terreurChapitre 66 sur 83 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

Llcile DESMOULINS. Éléonore DUPLAY, diteCORNÉLIE.

LUCILF..

Que ce dernier essai soit traité de folie , Je tente... — Éléonore , ou plutôt Cornélie , Robespierre est ici ? Lui seul est mon espoir ! Vite, que je lui parle.

CORNÉLIE

On ne peut pas le voir.

LUCILR.

L'heure presse ! il y va des jours de mon Camille ! Le glaive est suspendu sur toute ma famille ;

Mon époux lutte encor, mais l'affreux tribunal Peut-être en ce moment rend un arrêt fatal.

CORNÉLIE

Robespierre jamais n'entrave la justice.

LUCILE

Est-ce que des bourreaux il se rendrait complice ?

CORNÉLIE

Garde-toi d'accuser un si grand citoyen.

LUCILE

Ah ! loin de l'accuser , je réclame un lien Qui réunit longtemps deux amis de collège.

CORNÉLIE

Contre tous les soupçons sa vertu le protège : Il ne voit que le bien public ; et l'amitié 7 Au mépris du devoir , ne l'a jamais lié.

LUCILE

Son devoir n'est-il pas de sauver l'innocence ?

Page 1