‹ La pitié sous la terreurChapitre 19 sur 54 · ACTE Ji. — »;é;nk II · texte numérisé non relu

ACTE Ji. — »;é;nk II

Ne fui jamais franc du collier.

Un feu de paille que sa tiamme Sa marmite dus fonds secrets Était plus noire que son dme ; Bouchottc payait ses pamphlets.

Il tapait sur l'aristocrate , Sur l'endormi, sur l'endorineur; Il tapait sur le démocrate , Et semblait toujours ^i fureur.

Semant l'ordure en son langage , Il écumait, lui le peureux ; Il simulait le loup sauvage Et n'était qu'un mouton galeux.

Quand ses fourneaux ont fait relâche

Dans un jour uu crime fatal,

Il s'est montré timide et lâche ,

Balbutiant au tribunal.

Pas une ombre de sa colère ;

Plus de gros mots, plus de jurons ;

L'écrivailleur atrabilaire

Prenait place au rang des larrons.

Avec équité la Justice

Lui régla son compte. Étouffant .

II pleurait, marchant au supplice,

Il sanglottait comme un enfant.

Chacun huait sa couardise , Chacun lui jetait ses dédains Et lui criait : « Jure h ta guise , « Rallume tes fourneaux éteints. »

11 arrive à la guillotine.

Pâle , et voyant le vasistas , Il allonge encore la mine , Tombe en syncope au dernier pas.

On lie à la planche le traître Qui s'enrhume en vain à crier ; Sa tète va de la fenêtre Éternuer dans le panier.

La foule achètera ces deux chansons nouvelles.

FIERABRAS

Et l'argent va pleuvoir dans nos deux escarcelles.

(Â Âiglebois. ]

N'est-ce pas d'un bon crû , citoyen auditeur ?

AIGLEBOIS.

Braillards ! pourquoi d'Hébert imiter la fureur ? On le lit ce qu'il fut, cet infâme Duchesne!

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