ACTE Ji. — »;é;nk II
Ne fui jamais franc du collier.
Un feu de paille que sa tiamme Sa marmite dus fonds secrets Était plus noire que son dme ; Bouchottc payait ses pamphlets.
Il tapait sur l'aristocrate , Sur l'endormi, sur l'endorineur; Il tapait sur le démocrate , Et semblait toujours ^i fureur.
Semant l'ordure en son langage , Il écumait, lui le peureux ; Il simulait le loup sauvage Et n'était qu'un mouton galeux.
Quand ses fourneaux ont fait relâche
Dans un jour uu crime fatal,
Il s'est montré timide et lâche ,
Balbutiant au tribunal.
Pas une ombre de sa colère ;
Plus de gros mots, plus de jurons ;
L'écrivailleur atrabilaire
Prenait place au rang des larrons.
Avec équité la Justice
Lui régla son compte. Étouffant .
II pleurait, marchant au supplice,
Il sanglottait comme un enfant.
Chacun huait sa couardise , Chacun lui jetait ses dédains Et lui criait : « Jure h ta guise , « Rallume tes fourneaux éteints. »
11 arrive à la guillotine.
Pâle , et voyant le vasistas , Il allonge encore la mine , Tombe en syncope au dernier pas.
On lie à la planche le traître Qui s'enrhume en vain à crier ; Sa tète va de la fenêtre Éternuer dans le panier.
La foule achètera ces deux chansons nouvelles.
FIERABRAS
Et l'argent va pleuvoir dans nos deux escarcelles.
(Â Âiglebois. ]
N'est-ce pas d'un bon crû , citoyen auditeur ?
AIGLEBOIS.
Braillards ! pourquoi d'Hébert imiter la fureur ? On le lit ce qu'il fut, cet infâme Duchesne!