ACTE II.— SCiCNE il
jjà, ilùjà la liaclu! attend les Dantonistes; >ux-ci tués, demain les tril)uns plus fougueux irtagont le sommet de la Montagne en deux , Uis la Convention , tant de fois mutilée , vrent bataille , et font une horrible mêlée squ'à ce qu'écrasant ce théâtre d'horreur , 8 désordre aux abois appelle un dictateur.
TAPEDUR.
foi ! s'il en faut un , qu'au plus vite il arrive !
FIERABRAS
l*il vive , s'il me rend mon commerce , qu'il vive !
AIGLEBOIS.
la grande cité voilà donc un héros !
aspire à ce droit... de vendre des journaux î
FIERABRAS
>ur moi , je ne sais pas un mot de politique.
TAPEDUR.
>ur moi, je sais crier: Vive la République ! le trouble me va ; j'aime le mouvement,
Une émeute, un tocsin, un bel embrasement. L'arrêt d'un tribunal révolutionnaire Et tout ce qui s'ensuit.
AIGLEBOIS.
L'échafaud salutaire , N'est-ce pas ? l'échafaud , merveilleux balancier Qui bat publiquement monnaie ?
TAPEDUR.
Un peuple entier Hérite des proscrits et des morts ; le supplice Profite à tous; au club on l'a dit : c'est justice.
. AIGLEBOIS.
Par des chefs criminels , dans un peuple abruti , Le cœur, comme le sens, tout fut donc perverti! Pendant que nous , soldats , nous sauvions la patrie , D'épouvantables lois fondaient la boucherie Où sans relâche à flots coule le sang humaiïi. Quels moyens d'affermir l'État répubUcain ! D'effrontés insulteurs outragent la morale ; Des prêtres renégats arborent le scandale ; Des mères , — ô douleur ! ô honte ! acte insensé !