‹ La pitié sous la terreurChapitre 27 sur 54 · ACTE III. — SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE III. — SCÈNE I

F'.st le latal outil do notre liberté ;

Il ne peut en chemin laisser œuvre si belle.

Et puis , ost-il si pur le sang versé par elle ?

ROBESPIERRE

ïontre nos grands projets qu'importent de vains cris V

)e nos accusateurs nul ne nous a compris ;

Fais la postérité , pesant le sacrifice ,

)oit rendre à nos travaux sa tardive justice.

j'heure presse , achevons l'ouvrage commencé :

Un complot nous menace et le piège est dressé;

Deux hommes, que j'aimais autant que ma famille,

Le factieux Danton , l'astucieux Camille

Conspirent au grand jour : mort aux conspirateurs !

SAINT-JUST

Ils ébranlent FÉtat par leurs journaux menteurs. Et font impudemment appel à l'indulgence.

ROBESPIERRE

Tout serait aujourd'hui perdu par la clémence. Toi qui sais à ton coin marquer les vérités, Porte enfin la lumière à l'œil des Comités, Déchire le rideau qui couvre encor des crimes, Et pousse nos amis aux rigueurs légitimes.

•462 ^^ LA PITIÉ sors LA TERREUU.

SAINT-JUST

La patrie en danger affermira ma voix ; L'amour du bien public m'enflamme!.. Touiefois Une accusation doit prévoir la réplique ; Que dirai-je ?

ROBRSPIERRE.

Qu'il faut sauver la République.

Camille Desmoulins en son Viev.v Cor délier L'attaque ; de la paix il montre l'olivier ; Par ses allusions il nous désigne ; il flatte , Il ranime l'espoir de tout aristocrate : Qu'il meure !

SAINT-JUST

Mais Danton , que dire contre lui ?

ROBESPIERRE

Qu'il fut à la patrie utile ; qu'aujouM'hui

Il en est le fléau. Tu doutes? tu balances?

Tiens {u lui donne «n pn]i>ier},ici j'fti poté toutes ses défaillances,:

Cette pétition , piège du Charap-de-Mars ,

Sa mollesse au Dix-Août , et ses fréquents départs

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